On sait que la création d’une intercommunalité efficace est une des exigence fortes pour les exécutifs municipaux issus des dernières élections.
Aujourd’hui, en effet, le cadre d’activité du plus grand nombre de nos concitoyens, qu’il s’agisse d’activité économique et professionnelle, de consommation, de logement, de déplacement, d’environnement, de culture et de loisir n’est plus seulement le territoire de leur commune d’habitation, mais celui d’un " bassin de vie " élargi. Pour tenir compte de cette réalité, il faut créer, à l’échelle de ce bassin de vie, les conditions d’une réponse aux besoins des populations qui soit plus performante que ce qui peut être offert dans le cadre d’une commune isolée.
La réflexion et les débats qui doivent préparer l’émergence des nouveaux outils capables de gérer cet espace doivent être encadrés par une double exigence : chercher l’efficacité (Il faut que le " bénéfice " collectif de la communauté soit avéré dans la qualité de la réponse aux besoins) et veiller à ce que les citoyens restent en situation de contrôler réellement la gestion des affaires communes. Le territoire de la communauté d’agglomération ne doit donc être ni trop petit (souci d’efficacité), ni trop grand (ne pas éloigner le lieu des décisions du contrôle citoyen).
C’est le double souci que sera le nôtre dans nos interventions dans ce dossier majeur.
Le conflit qui s’ouvre à propos de la gestion de l’usine de dépollution (voir D.L du 11 octobre) illustre de manière exemplaire l’incapacité des responsables actuels de la ville de Valence à entrer dans une démarche de coopération honnête avec nos voisins.
S’il est un équipement qui est évidemment intercommunal, c’est bien l’usine de Mauboule, réceptionnée le 14 janvier 2004 et qui traite les eaux usées de Valence, Bourg les Valence et des communes regroupées au sein du SIACV. Ces partenaires ont contribué à son financement selon des termes fixés par une convention signée en 2002. Chacun paie sa part du fonctionnement.
Dans ces conditions, qui oserait prétendre que, au motif que cet équipement est situé sur le territoire de la commune de Valence, et que Valence est le plus gros contributeur, seul Valence a son mot à dire à propos de la gestion ? Evidemment aucun élu de bonne foi ne peut soutenir une proposition.
Il y en a pourtant : la majorité valentinoise, relayée par le porte-voix du député à Bourg-les-Valence, pour qui le seul credo en matière de relation intercommunale tient en ces mots : Que la volonté de Valence (et de son député) soit faite !
Ce n’est pas là une manière de bon voisinage. Ce n’est certainement pas non plus un bon moyen de défendre les intérêts des valentinois.