Jusqu’à ces derniers jours, à la différence de tous ses collègues, le député de la 1ère circonscription de la Drôme n’avait pas de permanence connue où lui-même ou ses assistants parlementaires pouvaient recevoir les citoyens. C’est, à l’office HLM qu’on pouvait le rencontrer . C’est à la maire de Valence que sa suppléante accueillait les visiteurs.
Désormais, il tiendra permanence dans les locaux de l’UMP.
On avait bien des doutes sur l’appartenance du député, candidat sans étiquette à la mairie de Valence, ami de Nicolas Dupont-Aignan qui, lui, a quitté le parti présidentiel. Le choix qu’il fait de ses nouveaux locaux a le mérite de clarifier les choses. Patrick Labaune n’est pas " sans étiquette ". Il est bien député UMP et s’affirme comme tel puisqu’il recevra les citoyens dans les locaux de ce parti politique et non dans une permanance plus " neutre " politiquement. La fiction de son "indépendance" prend fin !
Pour un économiste, le pouvoir d’achat c’est la quantité de biens et de services qu’un ménage peut acheter avec ses revenus.Pour le ménage en question, son pouvoir d’achat, c’est ce qui lui reste lorsqu’il a honoré toute les dépenses incompressibles : logement, énergie, assurance, transports etc….
Or on sait que la part des deux postes logement et transport dans la consommation des ménages a considérablement
augmenté et mobilise une part croissante des revenus. Il y a trente ans, le logement et son équipement consommait 20 % des revenus moyens, aujourd'hui c'est plus de 30%. Les transports mobilisaient 10,5 % des revenus. Ils en prennent 15 % aujourd'hui. Le sentiment qu’il y a moins à consacrer à l’alimentation et à l’habillement, les deux autres postes " incontournables " d’un budget familial est donc fondée. On comprend que les français n'aient pas le moral. L'indicateur INSEE du moral des ménages plonge à - 34 en Janvier 2008 alors qu'il était à - 13 en juillet 2007.
Contribuer à l'action pour l’amélioration du pouvoir d’achat des plus modestes est une obligation morale. C'était un des axes de notre campagne électorale. Cela devra être un des axes de notre action municipale.
Source des chiffres cités : Revue mensuelle du Groupe "Caisse d'épargne" mars 2008.
Quand est-ce que le M.R.C rejoint le P.S ? (comprendre : quand est-ce que tu prends ta carte au P.S), me demandent certains de mes amis adhérents à ce parti. (Et j'en ai de très sincères)
Au risque de les décevoir, cette hypothèse n’est à l’ordre du jour ni au plan national ni au plan local.
Le Mouvement Républicain et Citoyen a de solides divergences de fond avec le PS. Sur la place du social-libéralisme, par exemple, ou sur les conditions de la construction européenne. Pour autant, nous sommes un parti responsable. Lorsque, dans une élection, nous estimons ne pas être en mesure de défendre efficacement notre point de vue (à la différence des élections présidentielles de 2002 par exemple), nous savons faire le choix entre nos partenaires et nos adversaires. Ainsi, sur la base d’un accord politique, nous avons soutenu la candidate du PS à la présidentielle, puis aux législatives. Cela dit, ces soutiens ne doivent pas être interprêtés comme les prémices d'une disparition. Rassemblement et union ne signifient pas ralliement ou assimilation. Nous gardons totalement notre identité et nos convictions.
Illustration. Au plan local, lors du premier tour des municipales, nous avons participé à la démonstration qu’il existait, en dehors du PS, une gauche reconnue par les électeurs : 24 % à Montélimar, 20 % à Valence. Au deuxième tour, nous avons assumé nos responsabilités en participant au rassemblement de toute la gauche. Cette union, souhaitée par les électeurs, et victorieuse à Valence, ne dissout pas notre identité du premier tour et ne substitue pas le programme du PS au nôtre. Nous entrons dans l’union avec nos propositions. Nous serons des partenaires loyaux dans tous nos engagements majoritaires, mais " loyaux " ne signifie pas alignés, soumis ou complaisants.
Au plan national, le MRC appelle à la rénovation républicaine de la gauche, pas à la fusion de toute la gauche dans le PS. En juin, il tiendra congrès pour parler d’avenir. J’y serai.
A huit jours de l’échéance électorale, la pose du dimanche est nécessaire. La dernière longueur est parfois celle où les passions prennent le dessus sur le bons sens et la courtoisie. C’est à ce moment là qu’il est plus que jamais nécessaire de s'efforcer de rester dans le registre de la raison. Il faut relire ceux qui nous apprennent à faire de la politique dignement.
Je vous livre deux phrases extraites de textes relus ce dimanche : << Je ne fais point fléchir les mots auxquels je crois : Raison, progrès, honneur, loyauté, devoirs, droits, On ne va pas au vrai par une route oblique. >> Victor Hugo dans " L’Année terrible "
<< Je ne méprise pas les hommes. Si je le faisais, je n’aurais aucun droit, ni aucune raison, d’essayer de les gouverner. >> Marguerite Yourcernar dans " Mémoires d‘Hadrien "
Certains, à gauche, prenant pour argent comptant la lettre des propos de François Bayrou, se demandaient si le Modem ne pourrait pas fournir son appui pour mettre en difficulté, au plan national comme au plan local, la majorité UMP.
Cette stratégie, douteuse, qui pensait pouvoir faire gagner la gauche en l’alliant à ceux qui se prétendent au centre, trouve son épilogue en page 7 du Dauphiné libéré du 18 février. Le Modem, " reconnaît avoir répondu sans état d’âme à l’appel du pied de Patrick Labaune ". Le centre a donc fait son choix , " sans état d’âme ": soutenir la politique de la droite. Il affirme ainsi clairement à quelle famille il appartient. (Ce dont nous ne doutions pas !) La gauche "modérée", "social-démocrate" ne séduira pas les amis de François Bayrou qui affirment leur proximité politique et idéologique avec les amis de Nicolas Sarkozy.
Les choses sont désormais bien dessinées : la liste UMP-Modem se présente " sans étiquette " parce qu’elle synthétise toutes les étiquettes de la droite et du centre réunis. Les électeurs de gauche – j’entends ceux qui veulent un changement politique appuyé, sans ambiguité, sur des valeurs de gauche – savent où porter leurs suffrages.
