Le samedi 24 avril 1915, à Constantinople, a lieu une rafle : 2345 Arméniens appartenant à l'élite intellectuelle sont arrêtés. Ils seront exécutés sans jugement. Talaat Pacha (ministre de l'intérieur) envoie un télégramme codé aux cellules du parti des Jeunes Turcs : "Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge, ni du sexe. Les scrupules de conscience n'ont pas leur place ici."
En ce jour anniversaire, de sinistre mémoire, souvenons nous que l'homme peut devenir monstre !
Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et ceux qu'on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L'existence d'une nation est un plébiscite de tous les jours ?... Les nations ne sont pas quelque chose d'éternel. Elles ont commencé, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera. Mais telle n'est pas la loi du siècle où nous vivons. A l'heure présente, l'existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté, qui serait perdue si le monde n'avait qu'une loi et qu'un maître.
Ernest Renan. Qu'est-ce qu'une Nation ?
Si quelqu'un te dit qu'il s'est enrichi par le travail, demande lui :
"Le travail de qui ?"
Un travailleur inconnu.
Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé.
Albert Einstein.
<< Une république est difficile à gouverner, lorsque chacun envie ou méprise l’autorité qu’il n’exerce pas. >>