Le rectorat de Grenoble a annoncé la suppression de 270 postes d'enseignants dans l'académie pour la rentrée 2008.
111 seront purement et simplement supprimés, 159 seront transformés en 2 862 heures supplémentaires. On mesure toute la perfidie du slogan : Travailler plus pour gagner plus ...qu'on doit prolonger par : et être moins nombreux à travailler !
L'aide individualisée - renfort en français et maths notamment - ne fait plus partie des activités normales. Les "itinéraires de découverte" créés en 2002 (permettant de développer des projets pluridisciplinaires) deviennent facultatifs. Leur financement n’est plus assuré.
Les prévisions de suppressions de poste (non définitives) sont de 7 à 8 au lycée Algoud à Valence, et de 6 au Valentin à Bourg-lès-Valence.
Le prochain conseil municipal va examiner le projet de budget 2008.
On sait que, élections obligent, ce budget est un budget pro forma et que, de toute manière il sera largement revu. Une première lecture permet cependnat de dégager quelques observations :
Les dépenses de fonctionnement augmenteraient de 2,80 % soit à peine plus que l’inflation établie par l’INSEE à 2,4 % pour les douze dernier mois. Autrement dit : on fait du sur place. Les recettes de fonctionnement augmenteraient de 3,50 %. L’écart recette/dépense permet de dégager environ 1000 000 € qui vont passer au chapitre investissement.
La majorité en place reste donc bien fidèle à son principe majeur : faire pression sur les dépenses pour financer ses projets urbanistiques. Pression sur les dépenses : la part de ce qui est consacré à la rémunération du personnel dans les dépenses baisse encore un peu ; (60 % en 2006, 59,5 % en 2007, 58,2% en 2008)
Projet urbanistique : le premier poste en investissement reste le projet " boulevards " qui absorbe près de 10 % de l’ensemble du budget d’investissement et une acquisition de terrains pour 3 200 000 €. Pour quel projet ?
A suivre !
Les chiffres synthétisés qui ont été fournis en prélude au débat budgétaire sont une source de réflexion très intéressante. Après ce qui concerne le personnel, quelques autres constats.
Les taux d’imposition restent stables, mais les ressources fiscales de la ville, toutes taxes confondues, augmentent. De 774 € par habitant en 2004, elle passent à 819 € par habitants en 2006. Malgré leur stabilité depuis 1996, les taux moyens d’imposition sur les ménages restent supérieurs aux taux moyens nationaux. On paye plus d’impôts à Valence qu’ailleurs.
Les dotations de l’Etat à la ville augmentent : 505 € par habitant en 2004, 502€ en 2005, 557 € en 2006 .
Mais la ville distribue moins de subventions : 185 € par habitant en 2004, 182 € en 2005, 179 € en 2006. Elle fait payer plus cher les services qu’elle offre. Ces services : cantines, bibliothèque, crèche, musée… lui ont rapporté, en moyenne, 124 € par habitant en 2005 ; 138 € en 2006.
Conclusion : La ville reçoit plus en dotation et en impôt, elle donne moins en subventions, elle fait payer plus cher ses services, elle peut donc dégager des autofinancements pour l'opération boulevard.
Les valentinois y trouvent-ils leur compte ? Ce n’est pas sûr. Ce qui est, par contre, certain c’est qu’on pourrait trouver un meilleur équilibre entre les services directs à la population et les investissements.
Une délibération du conseil municipal du 22 octobre est passée inapercue. Je le regrette et je suis coupable d’inattention. Cette délibération est en effet extrèmement significative de la politique de la majorité municipale en matière de logement.
Il s’agissait d’abonder la contribution de la ville de Valence à l’opération programmée d’amélioration de l’habitat pour la campagne 2003/2006. Cette opération avait un triple objectif : la résorption de l’insalubrité, la réhabilitation des copropriétés sensibles et le développement des logements d’insertion privés. Nous ne pouvons que partager ces objectifs.
Initialement, il était prévu d’aider à la réhabilitation de 28 logements occupés par leurs propriétaires pour une somme de 19 600 euros et 40 logements appartenant à des propriétaires bailleurs pour 168 000 euros. Cela signifie qu’on prévoyait d’aider les propriétaires-occupants à hauteur de 700 euros, en moyenne, par logement et les bailleurs à hauteur de 4 200 euros, en moyenne, par logement. Six fois plus pour ceux qui, à n’en pas douter, ont dû accompagner la réhabilitation d’une hausse du loyer imposé à leur locataire occupant.
L’opération étant alléchante, ce sont finalement 99 dossiers de bailleurs et 72 de propriétaires-occupants qui ont été subventionnés. Les premiers à 4 575 euros en moyenne (+10% qu'initialement), les seconds à 720 euros en moyenne.(+ 3 % qu'initialement).
Pour être aidé, mieux vaut donc être un propriétaire et tirer des profits de son (ses) appartement que propriétaire et occuper son appartement. Les agences immobilières en retard sur l’entretien de leur patrimoine ont trouvé en la ville de Valence un bien généreux partenaire. Merci pour elles.
Le syndicat de traitement des déchets Ardèche Drôme (Sytrad) existe depuis 1992. Il traite les déchets de 350 communes et de près de 490 000 habitants.
Après leur tri, les déchets non valorisés sont enfouis sur trois sites : le Centre d’enfouissement technique de St Sorlin géré directement par le Sytrad , celui de Chatuzange le Goubet (géré par Véolia) et celui de Donzère (géré par un sous-traitant de Véolia).
Trois chiffres : A St Sorlin, le coût hors taxe de l’enfouissement par tonne est de 48,96 euros. A Chatuzange et à Donzère : 67,50 euros pour les membres du Sytrad et 72,55 euros pour Valence-Major.
Là où Véolia passe… sortez vos carnets de chèques !
NB. Les chiffres sont extraits du rapport d’activité 2006 du Sytrad.
