A propos du prix de l’eau, j’ai souvent dénoncé en conseil municipal le fait que, dans l’augmentation régulière que connaît cette denrée, la part qui revient au fermier : la société Véolia, croît plus vite que la part qui revient à la ville. La facture 2006 ne corrige pas cette tendance.
Pour un m3 consommé en 2000, la ville touchait 0,19 euros et le distributeur (CGE devenu Véolia) 0,68. En 2006, la ville touche 0,21 soit une augmentation de 10,53 % par rapport à 2000, et Véolia encaisse 0,8012 € soit une augmentation de 17,82 % pour la même période.
A cela s’ajoute l’augmentation du prix de l’abonnement qui passe de 5,59 euros en 2000 (pour une période de 6 mois) à 6,71 en 2006 soit une augmentation de 20%.
Je considère que l’abonnement obligatoire pour recevoir l’eau relève du racket. L’accès à l’eau potable est un droit qui devrait être assuré gratuitement à chaque citoyen. Il est par ailleurs anormal que le fermier encaisse des augmentations supérieures à celles de la collectivité alors que cette dernière assume tous les frais d’investissement pour les équipements.
Une enquête de l’Institut Français de l’environnement a montré que là où les villes avaient récupéré la gestion directe de la distribution d’eau la facture avait baissé de 40% pour le consommateur.
Une enquête de l’Institut Français de l’environnement a montré que là où les villes avaient récupéré la gestion directe de la distribution d’eau la facture avait baissé de 40% pour le consommateur.Il faudra très rapidement, à Valence comme ailleurs, revenir à une gestion de l’eau par une régie municipale.
NB . Le résultat net consolidé de Véolia a fait un bond de 59 % de 2004 à 2005 . Pas mal non !
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