Les salariés de Reynolds conduisent une lutte exemplaire pour sauver leurs emplois et leur outil de travail à Valence et pour conserver en France le savoir-faire acquis par leur entreprise.
Les propriétaires américains ne veulent pas céder et réaffirment leur volonté inéluctable de fermer le site drômois au nom de la sacro-sainte compétitivité.
Les "politiques" se désolent de leur impuissance à promouvoir des solutions de sauvegarde. Ils versent des larmes de crocodiles y compris ceux qui, depuis des années organisent, par leur action politique et leurs votes au parlement, la casse de l'industrie française et ceux qui ont pris leur parti du caractère soit-disant inévitable du triomphe du libéralisme marchand.
Il faut se battre pour Reynolds et cela passe aussi par une action déterminée pour bouter hors du pouvoir les tenants d'un capitalisme dérégulé et leurs complices honteux.
Il n'y aura pas de solution durable pour Reynolds - comme pour les autres entreprises menacées - tant que l'Etat français ne s'engagera pas dans une véritable politique industrielle et ne renoncera pas à sa politique de désarmement économique unilatéral qui conduit au naufrage social.
Commentaire
il est évident que la solution d'un tel problème n'est pas entre les mains du maire.
Cependant, celui-ci a les moyens de travailler de façon durable au soutien à l'emploi, et non pas de se contenter de pleurer quand les malheurs arrivent.
Il peut, par exemple participer à la création de ces "maisons pour l'emploi" prévue par la loi de cohésion sociale et qui sont destinées à coordonner l'action des collectivités locales, l'ANPE et l'UNEDIC afin de bâtir un diagnostic, un plan d'action et une programmation destinés à prévenir les catastrophes.
Valence refuse de créer cette maison de l'emploi !