On sait que la loi faisant obligation aux municipalités d’organiser l’accueil des enfants en cas de cessation du travail par les enseignants du primaire est avant tout une arme anti-grève. On n’avait pas mesuré qu’elle pouvait aussi être l’instrument d’une arnaque au détriment des contribuables.
Lors du dernier mouvement de grève, à la demande de l’inspection académique, la mairie de Valence, respectueuse de la loi, a recruté du personnel pour assurer le service d’accueil obligatoire. Théoriquement, les frais engagés devraient être remboursés par l’Education Nationale grâce au prélèvement de 1/30èm fait sur le salaire des grévistes.
Mardi 7 octobre, les grévistes annoncés, réservant leurs forces pour un prochain mouvement, se sont finalement ravisés et ont normalement assuré leur service. Il n’y aura donc pas de crédit ouvert à l’éducation nationale pour rembourser à la ville les sommes engagées pour rémunérer le personnel qui s’est inutilement présenté dans les écoles pour remplacer un personnel qui était finalement à son poste. Le budget municipal assumera l’ardoise !
Loi scélérate, la loi sur le service minimum, par ailleurs loi gaspilleuse, doit être rapidement abrogée !
Faudra-t-il pour se faire que les muncipalités fassent la gréve du rempalcmeent ?