Quelles conséquences la crise financière va-t-elle avoir sur l'économie réelle ? se demandent les éditorialistes.
Poser cette question, c'est mettre en lumière le décalage qui s'est opéré entre un monde de la finance, de plus en plus indépendant de ce qui se passe dans le monde de l'activité économique produisant ce qui est nécessaire pour satisfaire les besoins des hommes.
Alors que la fonction de l'argent n'est, en principe, que de faciliter l'échange des biens produits par les uns et les autres, les financiers ont créé un monde virtuel où l'argent joue avec l'argent dans une comédie sans signification autre que l'accumulation de richesse virtuelle sur des lignes de comptes bancaires (si possible numérotés). La vanité et la dangerosité d'une finance sans lien avec la réalité de la production et de l'échange éclate au grand jour. C'est sur cela qu'il faudra revenir. Ce sont les paris boursiers qu'il faudra interdire au bénéfice d'une économie enfin centrée sur la réponse aux besoins.
Et pour compléter cette réflexion, un extrait du site Agoravox :
"Tout ce qui compte, c’est de nous maintenir dans un état de panique permanent : le chômage, les talibans, la crise. Qu’on ait bien peur et que l’on soit prêt à suivre n’importe quel dogme, du moment qu’il sort de la bouche d’un homme providentiel. Pour que l’on soit dans l’urgence, pas dans la réflexion : vite, on est dans la merde, videz vos poches... heu, mais pas vos comptes en banque (on en a encore besoin !). Il nous faut avoir peur de la misère noire qu’annonce la crise qui déferle. Cette crise qu’ils nous agitent sous le nez comme une muleta pour que nous ne voyons pas que les seuls perdants, c’est nous, que le fric qui est aspiré goulûment par les boîtes noires commodément opaques des chambres de compensation, c’est le nôtre, que leur richesse, c’est notre pauvreté, qu’ils ont absolument besoin de nous pour continuer de la même manière alors que nous n’avons pas du tout besoin d’eux pour vivre mieux.
Parce que nous n’avons pas besoin d’eux et de leur système confiscatoire mortifère, alors qu’eux colonisent nos vies pour bâtir leurs fortunes.
Pas besoin d’eux pour construire autre chose, ici et maintenant.
Et les laisser dans leur merde.
Ce n’est pas une crise, c’est une révélation. Ce n’est pas le chaos, c’est la revanche du réel. Ce n’est pas la fin, mais peut-être bien le début."
La peur, encore la peur, la peur toujours recommencée aurait écrit Nicolas...Machiavel!
Et ils socialiseront les pertes pour mieux privatiser les profits.