Il y a quelque chose de cocasse à entendre ceux qui ont fait du « moins d’Etat », de la concurrence « libre et non faussée », du « tout marché régulateur de la vie économique », les principes actifs de leur politique et les justificatifs du démantèlement de l’Etat républicain auquel ils se livrent avec délectation, nous expliquer aujourd’hui qu’il faut injecter des fonds publics pour sauver de la faillite le système bancaire et protéger l’épargne populaire. Nous ne devons pas être dupes de leurs intentions réelles qui sont clairement d’utiliser les moyens collectifs pour aider le capitalisme à faire face à une de ses crises cycliques et à poursuivre la concentration des richesses entre les mains de quelques uns.
Voir ceux pour qui, il y a trois semaines encore, le mot « nationalisation » était une insulte au bon sens et à la modernité puiser à pleines mains dans les fonds publics pour sauver de la faillite le système bancaire qu’ils ont construits ou contribuer à construire, pourrait faire rire si la vie quotidienne de nos concitoyens n’allait pas en être affectée. Car, dans le même temps, le processus de privatisation de
J’invite les lecteurs de ce blog à aller lire sur le site www.mrc-france.org les propos que J.P Chevènement tenait le 11 Juin en clôture d’un rassemblement appelant à la refondation de la gauche. Il livrait alors, par anticipation, une analyse de la crise que beaucoup de responsables ne voyaient pas venir et traçait les voies de solutions possibles (extraits) : Le capitalisme financier a pris progressivement le pas sur le capitalisme industriel. …Le développement des fonds spéculatifs et des fonds de pension a abouti à l’instauration d’une véritable « dictature » de l’actionnariat. Mais, victime de ses excès, la « globalisation » est entrée en crise profonde avec la dérive du système financier, le retour de l’inflation et l’éclatement du système monétaire international…Cette « globalisation », en effet, est un phénomène à la fois économique et politique. Ce serait rester à la surface des choses que de voir dans les « subprimes » américaines et les dérives du capitalisme financier à l’échelle mondiale la cause essentielle…Au niveau national L’urgence première sera de faire face à la récession qui vient. Aucun moyen ne devra être négligé, y compris l’intervention de fonds d’épargne publics, pour préserver le tissu industriel. L’éducation, la recherche, et plus généralement une politique d’investissements seront favorisées. La cohésion sociale, l’activation du sentiment républicain, la solidarité civique face à toutes les formes de communautarisme seront constamment recherchées. Une véritable écologie, au service de l’humanité tout entière, ne saurait s’enraciner que sur le terreau des Lumières, rejetant toutes les formes d’obscurantisme. Tel est notamment le cas pour ce qui est de la lutte contre le réchauffement climatique et pour un développement durable. La science et la culture doivent, en effet, rester au cœur de notre action.