Le talentueux porte-parole de l’opposition a du mal à trouver le ton pour sa chronique mensuelle dans le bulletin municipal. La dernière livraison porte les marques de cette difficulté : Critique démagogique des travaux effectués à l’hôtel de ville et qui ne sont, en réalité, que des travaux d’entretien d’un bâtiment qui a été singulièrement négligé depuis quinze ans ; critique du recours à l’emprunt, alors qu’il s’agit de payer des travaux engagés en 2007 par l’ancienne équipe, pour être achevés en 2008, et dont le financement n’avait pas été prévu au budget primitif (emprunt auquel la minorité ne s’est pas opposée) ; contradiction dans l’expression « Quand aux grands projets pour Valence promis pendant la campagne, non seulement on en ignore tout, mais… » et suit la liste des projets …dont on dit tout ignorer.
Pour faire bonne mesure, on ne recule pas devant la pratique bien connue des mauvais polémistes, qui consiste à paraître reprendre les propos de son adversaire en les modifiant « légèrement » pour justifier une critique effectivement sans objet.
Ainsi, je militerai pour augmenter les impôts ! Chacun pourra relire mon propos exact ci-dessous (article 08.180). J’affirme qu’on ne peut pas faire de la stabilité des taux d’imposition un dogme intangible. Dans la palette des moyens dont dispose une municipalité pour répondre aux besoins de la collectivité, l’impôt est une variable dont il faut savoir correctement user. C’est ce que la liste « Valence une Energie à renouveler » disait dans sa plaquette électorale du premier tour en parlant de « fiscalité maîtrisée et de recours limité à l’emprunt.»
Je préfère évidemment trouver de l’argent ailleurs que dans la poche des contribuables et je ne milite pas, a priori, pour l’augmentation de l’impôt. Mais si, pour répondre aux besoins collectifs, il faut se résoudre à cette augmentation, je ne vois pas pourquoi, en la justifiant, il serait scandaleux d’y avoir recours.