Dans une société en crise, on conviendra volontiers que l’éducation doit être un secteur prioritaire et que des moyens doivent être accordés pour assurer la réussite des élèves.
Moyennant quoi, le projet de loi de finances 2009 prévoit 13.500 suppressions nettes de postes dans l'enseignement scolaire public et privé, dont 6.000 suppressions de postes d'enseignants dans le primaire et 7.500 dans le secondaire. 3.000 maîtres spécialisés dans l’aide aux enfants en la difficulté scolaire (dits maîtres "E" et "G") qui assuraient de l'aide individuelle ou en petits groupes dans le primaire se verront affecter une classe. Exit l’aide par du personnel spécialisé.
On attend 16.000 écoliers de plus en classes primaires et 22 000 collégiens et lycéens en moins à la rentrée 2009.
Vous avez dit priorité ?