La décision de ne pas réaliser un certain nombre d’éléments du projet des boulevards a fait l’objet d’une polémique au conseil municipal.
Le choix de l’adjoint chargé des travaux de supprimer les « fontaines sèches » procède de deux raisons majeures : accélérer un chantier qui a déjà trop duré et en réduire le coût. J’entends ces arguments et si je n’ai pas les compétences pour juger de la pertinence de ce choix en matière d’urbanisme, je comprends que les concepteurs du projet initial puissent déplorer ce qu’ils considèrent comme une dénaturation de leur travail. Je suis par contre étonné des cris de protestation des membres de l’ancienne majorité contestant les décisions de la nouvelle équipe.
Rappelons en effet qu’ils se sont, quant à eux, livrés, sans scrupules apparents, à une dénaturation majeure du projet initial. Celui-ci prévoyait le maintien des arbres en place : tilleuls et platanes, et organisait la gestion du patrimoine végétal des boulevards sur une vingtaine d’années avec remplacement progressif des arbres malades. (L’expertise montrait que plus de 80 % de ceux-ci étaient sains). On sait ce qu’il advint de ce véritable patrimoine livré à la tronçonneuse et abattu en quelques jours !
Renoncer à mettre en place des fontaines, même si cela est probablement dommage pour l’esthétique de l’ensemble, constitue une modification marginale sans commune mesure avec le saccage inutile d’un patrimoine séculaire.
Ceux qui ont fait abattre les arbres sains qui devaient subsister n’ont pas vraiment beaucoup de leçons à donner quant à la gestion de la fin du chantier.