Les « grands électeurs » ont rendu l’arbitrage qu’on leur demandait et qui était logiquement attendu.
Il y aura trois sénateurs de gauche :c’est heureux !
Trois sénateurs socialistes : on aurait aimé plus de couleurs dans la représentation drômoise. En effet, trois députés UMP et trois sénateurs socialistes, ce n’est pas tout à fait l’image de notre département.
Didier Guillaume, président du conseil général grand pourvoyeur de subventions, est élu dès le premier tour. C’est logique. Les deux sortants, B. Piras et J.Besson le sont largement au second, avec une légère avance au maire de Bourg-les-Valence : normal, c’est un homme du terrain !
La gauche non P.S - qui visiblement n’a pas encore compris que, pour peser sur l’évènement, il lui fallait s’unir et faire de sa diversité une richesse et une arme, fait des scores qui correspondent à ce qu’il était logique d’espérer. Le candidat « officiel » des Verts recueille 8% des voix (score à relativiser avec le vote à moins de 4% de la deuxième candidate verte, non officielle). Catherine Coutard , M.R.C, recueille 89 voix, soit 7 %, score honorable pour une petite formation politique. le P.C continue à subir sa lente érosion. J.P Tabardel, conseiller général divers gauche, fait un joli score au premier tour (12%) mais perd 34 voix au second tour pour lequel il se maintient.
Seul, chacun se retrouve, sans surprise, à sa place. Unis, pour une diversité présente au Sénat, tous ces candidats auraient pu mettre de la couleur dans une élection au résultat convenu.
A droite, Gilbert Bouchet, maire de Tain, engrange les résultats de sa campagne de proximité et devance T.Cornillet, l’homme de l’Europe. Il rassemble au second tour les 450 voix annoncées.
Au final, pas de surprise : une bipolarisation confirmée UMP , PS dans le département et une difficulté pour la gauche « non P.S » à faire entre sa voix. Cette « autre gauche » devra sortir de son « nationalisme de parti » si elle veut se donner une chance de faire entendre son/ses messages.