Le 21 septembre les grands électeurs drômois vont envoyer trois sénateurs sièger au Palais du Luxembourg.
On sait que le mode de scrutin adopté pour cette élection favorise les notables, les représentants des " grands partis ". La droite institutionnelle, qui sait compter, semble faire l’impasse sur cette élection. Compte tenu du résultat des dernières élections municipales, en effet, les deux sortants (socialistes) partent favoris et le troisième siège (siège nouveau) pourrait bien aller lui aussi au PS, d’autant que le président du conseil général est candidat.
Dans cette configuration, les partis de la gauche non P.S ont-ils quelque chance de faire autre chose que de la figuration dans une élection qui n’est pas, a priori, faite pour eux ?
La réponse est clairement NON, si chacun de ces partis va à l’élection en présentant chacun trois candidats. Ces candidatures multiples : 3 verts, 3 PCF, 3… ne peuvent être que des candidatures de témoignage qui rassembleront, au mieux, les sympathisants respectifs de ces partis. Cela ne ne suffira pas pour envoyer un candidat au Sénat. Toutes ces candidatures ne serviront qu’à se compter, mais n’auront aucune incidence sur la vie parlementaire française !
Une association citoyenne valentinoise a eu l’heureuse initiative de proposer aux partis de gauche " non PS " : Verts, PRG, PCF, MRC, de se réunir pour examiner les possibilités de sortir d’une configuration politique caractérisée par le fait que les quatre députés sont de droite et les trois sénateurs pourraient être P.S. donnant ainsi à penser que l’identité politique de notre département se résume à un clivage droite =UMP, gauche = PS. La gauche drômoise ne se réduit pas au PS. Il y a place pour " l’autre gauche " dans les assembléses parlementaires. Des candidatures "coordonnées" entre les partis, à défaut d'être communes, pourraient permettre d'aller vers cet objectif.
Dans la Drôme, comme ailleurs, la gauche est diverse. A vouloir chacun " y aller sous sa bannière " les partis de gauche confortent la marche vers un bi-partisme à l’américaine qui fermera durablement la porte à une réforme en profondeur de la société française.
Ceux qui font passer leur patriotisme de parti avant tout prennent une lourde responsabilité !