Nous voulons une Europe moteur du développement économique de toutes ses composantes, Nous voulons une Europe dans laquelle un gouvernement économique de l’Euro et un contrôle démocratique de la Banque centrale permettent d’impulser une véritable politique industrielle et de l’emploi. Nous voulons une Europe qui porte à l’OMC l’exigence d’une organisation du commerce mondial équitable et d’une régulation juste des échanges à l’échelle de la planète. Nous voulons une Europe….. Merci aux Irlandais d’avoir créé les conditions pour que cette Europe que nous voulons reste une Europe possible !
Nous voulons une Europe contruite sur la volonté des peuples souverains.
Commentaire
Allez sur le site : www.levraidebat.com et vous trouverez des réflexions du type de celles ci-après :
Il faut suivre avec beaucoup d'attention ce qui se passe et ce qui se dit depuis la victoire du NON à la Constitution européenne en Irlande. Il faut guetter toutes les réactions, parce qu'elles interviennent dans un contexte de panique parmi les "élites" européennes, qui les pousse à laisser tomber le masque.
Les discours qu'on entend depuis vendredi sont proprement hallucinants, et parfaitement inadmissibles en démocratie.
Bernard Kouchner et Jean-Pierre Jouyet annoncent ainsi que les Irlandais devront revoter dans un an sur le même texte, qu'il n'y a pas d'autre solution.
Le discours dominant, partagé par les castes politique, eurocrate et journalistique, se charge pour sa part de remettre en cause l'idée même de référendum, partant du principe que les peuples ne sont pas capables de comprendre la question qu'on leur soumet (surtout lorsqu'il leur prend l'idée de voter NON...), et profitent du scrutin pour répondre à côté, bêtes comme ils sont...
Cette réaction arrogante et méprisante était prévisible, mais reste extrêmement choquante et inacceptable sur le fond.
Lu sur le site précédemment indiqué :
"Deux poids, deux mesures.
En 2005, quels sont les peuples qui auraient dû être consultés sur
Européenne
? 9 peuples devaient être consultés par référendum.
Les peuples luxembourgeois et espagnols ont bien été consultés : ils ont voté OUI. Les peuples français et hollandais ont bien été consultés : ils ont voté NON.
Mais que s'est-il passé en 2005 ?
Les 5 référendums qui étaient prévus ont été suspendus !
- Le peuple danois aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple irlandais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple portugais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple tchèque aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple anglais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
On veut bien consulter les peuples par référendum, mais si les peuples votent NON, on suspend les référendums !
En revanche, que s’est-il passé en 2008 ? Un seul peuple est consulté sur le traité de Lisbonne : le peuple irlandais. Le 12 juin 2008, le peuple irlandais dit NON au traité de Lisbonne. La ratification va-t-elle être suspendue ?
Bien sûr que non ! Cette fois-ci, la ratification doit continuer ! Toute l’aristocratie européenne l’a dit : « la ratification du traité de Lisbonne doit continuer malgré le NON du peuple irlandais ! »Mais alors, pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ?
Pourquoi, en 2005, la ratification de
Européenne
a-t-elle été suspendue après le NON français et le NON hollandais ?
Et pourquoi, au contraire, la ratification du traité de Lisbonne doit-elle continuer après le NON irlandais du 12 juin 2008 ?
Réponse :
- en 2005, la ratification de
Européenne
a été suspendue car les peuples danois, irlandais, portugais, tchèques et anglais auraient peut-être répondu NON par référendum ! L’aristocratie européenne n’a pas voulu prendre ce risque !
- En 2008, la ratification du traité de Lisbonne peut continuer car les parlements répondront OUI ! Les parlements, eux, votent bien !"
Cela dit, les roueries et roublardises des eurocrates sont déjà prêtes. Barroso, Junker, Trichet nous annoncent que ce que vient de faire l'Irlande "ne saurait influencer la bonne marche de l'Europe". Deux sous entendus donc dans cette admonestation :
Mais que leur faudra-t-il pour qu'ils cessent de nous prendre pour des "rigolos"?