Lorsque vous entrez sur l’autoroute à Valence, vous entrez dans un domaine géré par le groupe Vinci, à qui l’Etat a cédé la concession – et les bénéfices - des Autoroutes du Sud de la France (ASF).
Vinci est le premier opérateur européen de concessions d’infrastructures de transport– autoroutes, ouvrages routiers, parkings, aéroports. En France, il gère 4 300 km d’autoroutes et 480 000 places de parking. On le retrouve dans la gestion du boulevard périphérique nord de Lyon et des aéroports de Grenoble et de Chambéry. Il est partie prenante du consortium du Stade de France. Son chiffre d’affaires 2007 est de 30,4 milliards d’euros en hausse de 17%. Son résultat net est de 1 461 millions d’euros, en hausse de 14,4 % par rapport à 2006.
Pour accroître ce résultat, déjà tout à fait "honorable", le groupe s’apprête à réorganiser le système qui assure la sécurité du trafic en centralisant son système de surveillance et en fermant 22 postes de sécurité trafic sur les 32 existants. Des suppressions d’emploi en perspective et, selon les personnels, une baisse du niveau de sécurité du trafic.
Un bel exemple de la libéralisation de l’économie française : L’Etat céde au privé un service public financé par les français, les profits sont en hausse et l’emploi (et la sécurité) en baisse !