Les outils de la démocratie ne sont pas toujours utilisés avec beaucoup de détermination pas ceux qui se trouvent en situation d’exercer le pouvoir local. Ainsi en va-t-il de la Commission Consultative des Services Publics locaux.
Créée dans le cadre de la loi relative à la démocratie de proximité (loi 2002-276 du 28 février 2002), cette commission a pour vocation de permettre aux usagers des services publics d’être informés du fonctionnement de ces services, d’être consultés sur certaines mesures relatives à leur organisation et d’émettre toute proposition utile en vue de leur amélioration. Présidée par le maire (ou son représentant), elle est composée d'élus et de représentants d'associations désignées par le maire. Elle examine les rapports annuels établis par les délégataires de services publics, les rapports sur le prix et la qualité du service public d’eau potable, d’assainissement, de collecte et de traitement des ordures ménagères, des parkings concédés, etc… Elle peut inscrire à son ordre du jour toute demande d’amélioration du service public.
A Valence, l’ancienne municipalité a mis en place cette commission avec toute la méfiance à l’égard de la concertation qui la caractérisait : une seule réunion annuelle au cours de laquelle tous les rapports, présentés à la queue le leu, à quelques représentants d’associations pas nécessairement concernés par le sujet, ne pouvaient donner lieu à aucun débat sérieux et à aucune proposition d’amélioration. On cherchera sans succès, dans les archives municipales, la moindre trace de la tenue de ces réunions annuelles.
Voilà une instance qu’il appartiendra à la nouvelle équipe de réinstaller de telle manière qu’elle devienne un élément fort de la nouvelle démocratie que nous voulons voir se développer dans notre ville.