La "politique" locale ne peut ignorer la situation nationale. Le plan d’austérité - qui ne dit pas son nom – tel qu’il est annoncé, pésera lourd sur les citoyens et sur les collectivités locales. Le gouvernement envisage en effet d’économiser 7 milliards à l'horizon 2011 dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques. Il a annoncé le non-remplacement de 35 000 départs à la retraite dans la fonction publique l'an prochain, après la suppression de 23 900 postes cette année. D’après certains analystes cela ne permettra d'économiser " que " 500 millions d'euros par an. Il faudra donc chercher des économies ailleurs et réduire certains engagements budgétaires. On peut craindre pour tous les services publics et pour les dotations aux communes et aux collectivités locales. L’équipe municipale a donc devant elle un gros travail de programmation a faire et des choix à hiérarchiser : de belles discussions en perspective notamment au cours de son séminaire de travail prévu pour le 11 juin.
Dans ce contexte, l’élaboration des budgets municipaux pour 2009 (budget général et annexes) va être un exercice extrèmement difficile. Pour Valence, l’obtention d’une subvention à la hauteur attendue pour la rénovation du musée (par exemple) est une perspective qu’on ne peut tenir pour acquise. Que sera la dotation globale de fonctionnement ?
Commentaire
N'ayez pas peur des mots !
Je ne sais pas si le terme "Plan de rigueur" correspond précisément à la situation, mais je suis persuadé - et je l'ai dit depuis des mois et pas seulement depuis notre élection - que l'établissmeent du budget 2009 serait quelque chose de difficile compte tenu des engagements "à l'aveugle" de nos prédécesseurs : financement de la deuxième tranche des boulevards et musée pour ne citer que ces deux exemples. (voir par exemple ma note 07.111 de juin 2007)
Compte tenu de nos engagements, il y aura des choix à faire dans la programmation des réalisations à venir. L'ajournement de la réfection de la cour du parc des expositions (près de 1.300.000 euros) fait partie de ces choix. Doit-on appeler cela "rigueur" ? Je préfére "gestion raisonnée". A vous de voir.
Beau débat sémantique.
Pour ma part, je parle de "plan de rigueur" quand on choisit d'imposer des sacrifices à certains secteurs pour en avantager d'autres qui n'en ont pas réellement besoin : le "paquet fiscal" pour les uns contre la franchise médicale pour les autres. (La franchise médicale est certes imposée à tous mais ne pèse pas du même poids pour tous !)
Je parle de "gestion raisonnée" quand on essaye de ne rien sacrifier, de trouver les moyens de répondre à tous les besoins et d'abord aux besoins des plus démunis.
Eventuellement rogner sur les dépenses somptuaires pour garantir une réponse aux besoins de bases ne peut pas être, sauf mauvaise foi, qualifié de rigueur.