En démocratie, l’élection par le suffrage universel confère un certain pouvoir à l’élu.
Quelle est la nature de ce pouvoir et comment celui qui en est provisoirement le détenteur peut-il (doit-il) l’exercer ? Telles sont les deux questions de morale politique qui, en permanence, doivent être au centre de la réflexion de ceux qui se trouvent en situation de gérer les affaires collectives.
En proposant la mise en place d’un " élu référent " dans chaque quartier, la nouvelle équipe municipale a, me semble-t-il, répondu en partie à ces deux questions. Le pouvoir qu’elle veut exercer est un pouvoir de représentation et d’arbitrage.
Un " élu référent ", c’est celui (ou celle) qui doit être le lien premier entre un quartier et l’équipe municipale. A l’écoute des besoins et des propositions d’un quartier - besoins et propositions qu’il porte à la réflexion de la municipalité - il est en retour celui qui informe les habitants – directement ou par le biais de leurs associations – des problématiques collectives que l’équipe municipale doit résoudre et des choix qu’elle fait.
Connaître un quartier et l’aider à prendre sa place dans l’ensemble que constitue la ville, telle est, selon moi, la mission de base d’un " élu référent " qui constitue le rouage majeur d’un pouvoir démocratique qui ne se contente par d’être représentatif mais qui reste vigoureusement participatif.