Pour un économiste, le pouvoir d’achat c’est la quantité de biens et de services qu’un ménage peut acheter avec ses revenus.Pour le ménage en question, son pouvoir d’achat, c’est ce qui lui reste lorsqu’il a honoré toute les dépenses incompressibles : logement, énergie, assurance, transports etc….
Or on sait que la part des deux postes logement et transport dans la consommation des ménages a considérablement
augmenté et mobilise une part croissante des revenus. Il y a trente ans, le logement et son équipement consommait 20 % des revenus moyens, aujourd'hui c'est plus de 30%. Les transports mobilisaient 10,5 % des revenus. Ils en prennent 15 % aujourd'hui. Le sentiment qu’il y a moins à consacrer à l’alimentation et à l’habillement, les deux autres postes " incontournables " d’un budget familial est donc fondée. On comprend que les français n'aient pas le moral. L'indicateur INSEE du moral des ménages plonge à - 34 en Janvier 2008 alors qu'il était à - 13 en juillet 2007.
Contribuer à l'action pour l’amélioration du pouvoir d’achat des plus modestes est une obligation morale. C'était un des axes de notre campagne électorale. Cela devra être un des axes de notre action municipale.
Source des chiffres cités : Revue mensuelle du Groupe "Caisse d'épargne" mars 2008.