Au risque de les décevoir, cette hypothèse n’est à l’ordre du jour ni au plan national ni au plan local. Le Mouvement Républicain et Citoyen a de solides divergences de fond avec le PS. Sur la place du social-libéralisme, par exemple, ou sur les conditions de la construction européenne. Pour autant, nous sommes un parti responsable. Lorsque, dans une élection, nous estimons ne pas être en mesure de défendre efficacement notre point de vue (à la différence des élections présidentielles de 2002 par exemple), nous savons faire le choix entre nos partenaires et nos adversaires. Ainsi, sur la base d’un accord politique, nous avons soutenu la candidate du PS à la présidentielle, puis aux législatives. Cela dit, ces soutiens ne doivent pas être interprêtés comme les prémices d'une disparition. Rassemblement et union ne signifient pas ralliement ou assimilation. Nous gardons totalement notre identité et nos convictions. Illustration. Au plan local, lors du premier tour des municipales, nous avons participé à la démonstration qu’il existait, en dehors du PS, une gauche reconnue par les électeurs : 24 % à Montélimar, 20 % à Valence. Au deuxième tour, nous avons assumé nos responsabilités en participant au rassemblement de toute la gauche. Cette union, souhaitée par les électeurs, et victorieuse à Valence, ne dissout pas notre identité du premier tour et ne substitue pas le programme du PS au nôtre. Nous entrons dans l’union avec nos propositions. Nous serons des partenaires loyaux dans tous nos engagements majoritaires, mais " loyaux " ne signifie pas alignés, soumis ou complaisants. Au plan national, le MRC appelle à la rénovation républicaine de la gauche, pas à la fusion de toute la gauche dans le PS. En juin, il tiendra congrès pour parler d’avenir. J’y serai.
Quand est-ce que le M.R.C rejoint le P.S ? (comprendre : quand est-ce que tu prends ta carte au P.S), me demandent certains de mes amis adhérents à ce parti. (Et j'en ai de très sincères)
Commentaire
C'est amusant, Gérard, de voir comment votre appel à la "rénovation républicaine" sonne comme un "à gauche toutes" de votre 1er lecteur, et comme un appel contre le pragmatisme de la gauche dite sociale-libérale !
La République est pourtant ce qui nous rassemble...
Gérard, tu as raison! J'ai connu cette "gauche" sociale-libérale avec Gaston Defferre à Marseille. C'est elle qui a enraciné Gaudin auprès des électeurs. Le parti socialiste d'aujourd'hui a fait le choix de la défaite ou de l'incohérence idéologique. C'est lui qui avance l'idée de "la fin des idéologies" au bénéfice du "pragmatisme". Horrible expression qui conduit dans le mur de la Droite qui elle, ne parle jamais d'idéologie (le néo libéralisme n'en est-il pas une?) et s'affiche à "proximité des citoyens". Vaste fumisterie, on le voit avec Reynolds à Valence. Avoir accepter l'infamie du traité de Lisbonne et ma manière sournoise dont il a été validé par nos députés-sénateurs socialistes en dit long sur la capacité du PS à "coller" aux attentes de l'électorat de gauche.
Oui à une véritable gauche, qui sait lire et relire Jaurès, audacieuse, non inféodée à l'ordre supposé et volontaire pour bousculer la "pensée unique".