Quinze jours après son installation officielle (le 22mars), la nouvelle équipe municipale est, grosso modo, en ordre de marche. Le cabinet du maire est en place, chaque élu a trouvé un coin (1) pour travailler, les contacts avec les services ont été établis, les premières décisions vont pouvoir être prises.
Il s’agira d’abord de faire face aux situations laissées par l’équipe précédente. Certaines opérations devront être poursuivies, voire accélérées (deuxième tranche des boulevards, plan ANRU, aménagement sortie sud de la ville…), d’autres réexaminées, voire remises en cause dans la mesure où elles ne correspondent pas au projet que les électeurs ont validés. Ainsi en va-t-il du projet d’extension du stationnement payant que la majorité sortante avait prudemment gardé sous le coude à la veille des élections ou de la mise en place d’une vidéo-surveillance sur certains secteurs de la ville.
Il faudra ensuite engager rapidement la mise en oeuvre de la nouvelle politique : évolution du réseau des transports urbains, mise en place des élus référents par quartiers, réexamen des délégations de services publics, économie d’énergie, etc …
Une des priorités sera de revoir de fond en comble la manière d’associer le personnel municipal à la mise en œuvre de cette nouvelle politique.
Bref…il y a du pain sur la planche !
(1) Je parle bien de " coin " et non de bureau. Le bâtiment municipal, livré en 1894, n’a pas été conçu pour ce qu’est devenue la gestion d’une collectivité locale de 70 000 habitants au cœur d’une agglomération de plus de plus 120 000. Certains collègues partagent à trois une pièce de moins de 10 m2, un téléphone et un ordinateur retiré des services pour cause d’obsolescence. Le luxe !