La polémique soulevée autour de l’indemnisation des élus relève du mauvais procés.
Le volume théorique de l’enveloppe indemnitaire des élus est fixée par la loi.
Il se calcule à partir d’une formule fixant la rémunération du maire et des adjoints. Il n’est théoriquement pas prévu de rémunération pour les conseillers délégués qui ne peuvent être indemnisés que par ponction de ce qui est prévu pour le maire et ses adjoints. Cette enveloppe fixée, son montant est réparti selon des pourcentages votés par le conseil municipal en référence à l’indice terminal de la fonction publique. Le montant total des sommes allouées ne peut évidemment pas dépasser le volume théorique fixé par la loi.
En 2001, Patrick Labaune étant maire, son indemnité avait été fixée à 145 % de l’indice de référence. (délib du 26 mars2001). En 2004, Léna Balsan étant maire, ce pourcentage a été fixé à 95 % du même indice. En 2008, Alain Maurice étant maire, le pourcentage retrouve son niveau à 146%. S’agissant des adjoints, en 2001, ils touchaient 57% de l’indice de référence, en 2004, 59% et en 2008 ce sera 52,4 %. Pour les conseillers délégués : 5,8 % sous Labaune, 13,8 % sous Balsan et 17,61 % sous Maurice.
On ne voit pas où se situe le scandale. Tout ce que l’on peut dire, c’est que Mme Balsan a renoncé, pour des raisons qui lui appartiennent, à un pourcentage significatif de sa rémunération, ce qui a permis de donner un peu plus aux adjoints et aux conseillers délégués que sous la mandature de Patrick Labaune. Alain Maurice sera traité comme Patrick Labaune l’avait été. Ses adjoints seront un peu moins rémunérés que ceux de l’ancien maire et les délégués un peu mieux.
Il n’y a pas là matière à scandale. Sous les trois maires, le chiffre global reste déterminé selon exactement les mêmes critères.