Un des élus de la nouvelle minorité municipale, un peu dépité, a déclaré : " Je ne suis pas un homme d’opposition. Je suis un homme de construction. C’est une raison de ne pas conserver ce mandat (de conseiller municipal). Cette rhétorique de vaincu signe une évidente mauvaise foi et un singulier mépris du suffrage universel.
Mauvaise foi, dans la mesure où l’élu en question, par ailleurs conseiller régional, accepte bien, sans apparent état d’âme, sa situation de minoritaire à Charbonnière. Il faut dire qu’à ce niveau là il ne s’est guère manifesté, ni comme homme de construction ni comme homme d’opposition. Tout juste comme homme invisible.
Mépris pour le suffrage universel. Lorsqu’on s’est proposé de gérer la ville ; lorsqu’on a réuni 48,29 % des suffrages, il est tout à fait indécent de dire à ces électeurs que, finalement, on ne se donnera pas la peine de la réprésenter au conseil municipal et qu’on ne défendra pas les idées qu’on leur a demandé d’approuver. En termes clairs cela veut dire qu’on voulait bien du pouvoir mais qu’on n’entendait pas vraiment servir la collectivité publique. La démocratie invite à d’autres attitudes.