Une campagne électorale, c’est un temps fort dans la vie démocratique. C’est le moment où on échange des idées, où on confronte des projets, où on oppose des visions du futur, où on fait des choix pour l’organisation de la vie commune.
Pour qu’une campagne ait du sens, il faut que ceux qui s’y engagent le fasse pour ces raisons : échanger, confronter, opposer, puis choisir, et non pour l’unique prétention d’accéder au pouvoir.
Dans la campagne qui s’achèvera par le vote de dimanche, nous n’avons pas eu cette clarté et cet échange qui sont l’honneur de la politique. En effet, d’un côté il y avait un projet, exprimé, en ce qui nous concerne, par l’expression : Mettre Valence au service des valentinois et de l’autre, une compilation de " 19 engagements " dont le propos n’était pas de fournir une vision d’ensemble de l’avenir de la ville mais de tenter de séduire des groupes d’électeurs intéressés par telle ou telle mesure. On ne conduit pas une véritable réflexion politique dans de telles conditions, surtout lorsqu’on est, par ailleurs, plus préoccupé à "faire des coups" pour séduire les électeurs, (voire à les acheter en leur offrant des crayons) qu’à leur proposer un choix clair.
Rien d’étonnant, dès lors, que beaucoup d’auditeurs aient trouvé que le débat sur les ondes de Radio-bleue entre les deux candidats au poste de maire manquait de fond. C'est toute la campagne qui manquait de fond par défaut de volonté de l'un des postulants. Nous avons pour notre part défendu notre projet et les valentinois l'ont compris.