Certains, à gauche, prenant pour argent comptant la lettre des propos de François Bayrou, se demandaient si le Modem ne pourrait pas fournir son appui pour mettre en difficulté, au plan national comme au plan local, la majorité UMP.
Cette stratégie, douteuse, qui pensait pouvoir faire gagner la gauche en l’alliant à ceux qui se prétendent au centre, trouve son épilogue en page 7 du Dauphiné libéré du 18 février. Le Modem, " reconnaît avoir répondu sans état d’âme à l’appel du pied de Patrick Labaune ". Le centre a donc fait son choix , " sans état d’âme ": soutenir la politique de la droite. Il affirme ainsi clairement à quelle famille il appartient. (Ce dont nous ne doutions pas !) La gauche "modérée", "social-démocrate" ne séduira pas les amis de François Bayrou qui affirment leur proximité politique et idéologique avec les amis de Nicolas Sarkozy.
Les choses sont désormais bien dessinées : la liste UMP-Modem se présente " sans étiquette " parce qu’elle synthétise toutes les étiquettes de la droite et du centre réunis. Les électeurs de gauche – j’entends ceux qui veulent un changement politique appuyé, sans ambiguité, sur des valeurs de gauche – savent où porter leurs suffrages.