Pendant les sept années du mandat municipal qui s’achève, la minorité à laquelle j’appartenais s’est efforcée d’exercer une grande vigilance sur l’ensemble des dossiers. Elle n’a jamais développé une opposition de système. Elle a fait des propositions toutes les fois qu’elle a pu.
Or, nous n’avons pas toujours été écoutés et encore plus rarement entendus. C’est souvent un mépris condescendant qui accueillait nos propositions – voire même les simples questions que nous posions.
Dans un système démocratique, si la majorité doit avoir évidemment le dernier mot dans le choix des décisions à prendre, elle n’a pas pour autant le droit de considérer qu’elle détient seule la science de ce qui convient à la collectivité. Elle doit échanger et débattre avec la minorité qui représente, elle aussi, une part significative de l’opinion. La démocratie d’une vie municipale n’est pas dans la domination de la minorité par la majorité. Elle est dans l’organisation, par la majorité, du débat collectif, qui permet de mettre l’administration communale en situation de mieux répondre aux besoins de tous.
Si les prochaines élections municipales devaient conduire – ce que nous souhaitons – à un changement de majorité, il est évident que le statut de la minorité, au regard de ce qu’il a été pendant sept ans changerait beaucoup. C’est l’ensemble des Valentinois qui aura à y gagner.