Sa mère le croyait honorable employé de banque. Il était joueur professionnel dans un tripot maquillé en établissement banquaire !
Son employeur le charge de faire du fric avec du vent. Il fait un mauvais pari. Pour se refaire, il mise un peu plus gros. Il perd à nouveau. Il recommence et pour finir… il plonge encore ! C’est une faute professionnelle.
Le mécanisme est classique. L’histoire n’est extraordinaire que par le montant de la dette de jeu accumulée.
Jérome Kerviel a planté son employeur de 5 milliards. Certes ! Mais ces paris, perdus par lui, ont été gagnés par d’autres. Le fric électronique que la Société générale a perdu est allé alimenter des lignes de comptes bancaires. Quels en sont les titulaires ? C’est la seule chose qu'il serait intéressant de savoir car, pour le reste, le scénario est connu : ce sont les petits déposants taxés pour leurs petits découverts de fin de mois qui effaceront l’ardoise.
Au bénéfice de qui ? C’est ça que l’enquête devrait nous dire. Le fera-t-elle ? Ce n'est pas sûr !