Sa mère le croyait honorable employé de banque. Il était joueur professionnel dans un tripot maquillé en établissement banquaire !
Son employeur le charge de faire du fric avec du vent. Il fait un mauvais pari. Pour se refaire, il mise un peu plus gros. Il perd à nouveau. Il recommence et pour finir… il plonge encore ! C’est une faute professionnelle.
Le mécanisme est classique. L’histoire n’est extraordinaire que par le montant de la dette de jeu accumulée.
Jérome Kerviel a planté son employeur de 5 milliards. Certes ! Mais ces paris, perdus par lui, ont été gagnés par d’autres. Le fric électronique que la Société générale a perdu est allé alimenter des lignes de comptes bancaires. Quels en sont les titulaires ? C’est la seule chose qu'il serait intéressant de savoir car, pour le reste, le scénario est connu : ce sont les petits déposants taxés pour leurs petits découverts de fin de mois qui effaceront l’ardoise.
Au bénéfice de qui ? C’est ça que l’enquête devrait nous dire. Le fera-t-elle ? Ce n'est pas sûr !
Commentaire
Je ne vois pas en quoi il est démago de constater que le capitalisme financier est ainsi fait qu'il rend possible ce type de situation qui n'a rien à voir avec un réel souci de gestion de l'économie mais tout avec les jeux de hasard.
Ce sont de vrais "faux-culs" ceux qui critiquent le capitalisme financier dévoyé. Il n'y a pas de capialisme qui ne débouche pas sur le capitalisme financier dévoyé. C'est l'essence même du capitalisme que de conduire aux capitalisme financier dévoyé qui finalement fait payer ses erreurs professionnelles à la société toute entière.
Rassurez vous, ce n'est pas les taxes sur découvert des déposants qui permettent d'effacer les ardoises des banques multinationales dévoyées par l'horrible capitalisme financier (sinon il y aurait du soucis à se faire...) et la SG termine avec des bénéfices.
Pas d'argument peut-être, mais la description d'un mécanisme pervers en soi.
Ce que la S.G dit avoir perdu a bien été crédité à quelqu'un. Qui ?
La critique d'un capitalisme financier dévoyé n'est d'ailleurs pas propre à la gauche (Cf. Jean Peyrelevade, Patrick Artus...).
L'irresponsable, ce n'est pas seulement JK (tiens tiens, quel est son second prénom?).
Mais surtout les hiérarques de la So-Gé qui ont visiblement paniqué devant l'ampleur des "pertes" et amplifié la crise boursière en Europe. Ce sont eux qui ont transformé les pertes virtuelles de Jérôme Kerviel en pertes bien réelles, que vont éponger, comme vous le dites les petits actionnaires (dont les salariés) et les clients...