Pour l’élection municipale de 2001, le MRC était partie prenante de la liste rassemblant l’ensemble des forces de la gauche valentinoise. Pour diverses raisons - sur lesquelles il faudra se pencher le moment venu - ce rassemblement unitaire n’a pas été possible pour la prochaine échéance. Nous serons donc présents sur une liste proposant une alternative écologiste, républicaine et citoyenne. Pourquoi ce choix d’une alliance électorale, largement ouverte aux acteurs de la vie sociale, entre les Verts et différentes sensibilités de la gauche progressiste ? La droite au pouvoir conduit une politique qui cherche à " détricoter " petit à petit le tissu républicain qui fait l’identité de la France : cadeaux fiscaux aux plus riches, mise à mal de la solidarité nationale, atteinte au droit du travail, privatisation des services publics, etc… La municipalité UMP de Valence relaie cette politique nationale en faisant, au plan local, des choix qui vont, eux aussi, dans le sens d’une aggravation des inégalités entre les citoyens : opérations urbanistiques de prestige plutôt que développement harmonieux des quartiers, paupérisation de la vie associative, clientélisme… C’est en réaffirmant fortement les valeurs de Démocratie, de Justice, de Solidarité, de Laïcité qu’il nous paraît possible, d’abord de faire obstacle à cette politique, puis de la réorienter, Cette réaffirmation passe, selon nous, par un rassemblement sans exclusive de tous ceux qui veulent ce retour aux fondamentaux républicains afin de construire une nouvelle démocratie locale et faire des choix qui répondent enfin aux besoins réels de tous des citoyens. Réflexes partisans, volonté hégémonique, impossibilité de penser en dehors des cadres traditionnels, électoralisme ( ?)…. tous les partis et groupes rassemblés en 2001 ne se sont pas retrouvés sur la même analyse pour construire ensemble les bases de l'alternative visant à rompre, sans ambiguité, avec treize ans de gestion de la ville par la droite. Nous sommes donc allés là où il y avait, selon nous, la plus claire volonté de d’agir collectivement, dans le respect des diversités sensibilités politiques, pour construire une ville nouvelle En Mars, nos concitoyens jugeront notre démarche.
"différentes sensibilités de la gauche progressiste ?"
Se méfier de cette expression devenue opaque et donc douteuse depuis un certain Eric Besson qui affirme, toujours et sans rire, qu'il est un progressiste. Si les mots ont leur importance, il est certain qu'au XIX° siècle "progressiste" avait un sens socialisant. Mais en 2008, cet adjectif n'est-il pas une caution de plus pour cette novlangue trompeuse et réroutante fabrique de contre sens? Besson c'est le "progressiste" qui revendique la TVA sociale, impôt particulièrement ringard!
Ces "sensibilités de gauche" auxquelles il est fait référence, ne seraient-elles pas mieux qualifiées par l'adjectif "humaniste" et "résistante"?
Gège