A quelques semaines des municipales, la gauche valentinoise présente un situation pour le moins étrange et paradoxale.
Le PS qui, depuis trente ans, avait toujours constitué l’épine dorsale des listes de gauche s’est montré incapable de passer un accord avec l’un quelconque de ses partenaires " naturels ".En 2001, PS, PCF, Verts, MRC, divers gauches étaient, ensemble, sur une même liste. Cette année, le PS a choisi de constituer une liste " autonome ". L’union qui a été possible à Portes, Bourg, Chabeuil, Granges, Romans… ne l’a pas été à Valence. Cherchez l’erreur … et sa cause !
Le PCF, englué dans ses contradictions, se met de lui-même " hors-jeux " comme l’écrit le Dauphiné Libéré. Pour la première fois (depuis la Libération je crois), il n’y aura pas de conseiller communiste à Valence. En ne participant pas à l’élection municipale, les responsables de ce parti ont pris une décision lourde de conséquence pour leur parti (c’est leur affaire) mais aussi pour toute la gauche qu’ils amputent volontairement, pour six ans (au moins), d’une de ses composantes dont nul ne peut nier qu’elle a compté dans le mandat qui s’achève comme dans les précédents. La politique de la chaise vide (dont on ne comprend pas bien le sens) conduit souvent à des "traversées du désert " qui durent plus longtemps qu’on ne l’aurait voulu.
La nouveauté vient des " divers gauche " qui, associés aux Verts, et largement ouverts aux partenaires de la vie associative, vont essayer de faire entendre une voix nouvelle. De cette " nouvelle alliance " des gauches et des écologistes devrait sortir une nouvelle dynamique capable de rompre avec treize ans de gestion de la Ville par la droite et ses alliés.
C’est, à trois jours de la nouvelle année, le vœu que nous formons pour notre ville.