L’Article 27 de la Constitution Français dispose que : Tout mandat impératif est nul.
Clairement, cela signifie qu'un élu, un député par exemple , n'est pas l’obligé de ses électeurs. S’être fait élire sur un programme, une orientation ou une étiquette ne le contraint pas quant aux votes qu’il pourra émettre au cours de son mandat ou aux décisions qu’il pourra être amené à prendre. Il peut, s’il le désire, voter à l’inverse des principes sur lesquels il s’est fait élire sans pour autant présenter ensuite sa démission et remettre son mandat à ses électeurs.
Cette disposition, qui traduit la conception de la souveraineté nationale exprimée dans la déclaration universelle des droits de l’homme de 1789 (article 3) "Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la nation " et non pas dans les particuliers qui, dans le cadre d’une circonscription électorale ont désigné un représentant, a un inconvénient majeur. Elle permet à des hommes politiques peu scrupuleux de considérer que l’élection leur donne, de fait, plein pouvoir pour dire l’intérêt de la Nation fusse au rebours des principes sur lesquels ils se sont fait élire.
Le principe constitutionnel exprimé dans l'article 27 pose les limites de la démocratie représentative. Il s'en suit que les vertus majeures de l’homme politique devraient donc être la morale, le scrupule et le respect des engagements pris, sans quoi il n'est pas de confiance possible entre le citoyen et l'élu.
Ces vertus sont-elles les vertus les plus fréquentes dans le monde de ceux qui font de la politique leur profession ?