L’Article 27 de la Constitution Français dispose que : Tout mandat impératif est nul. Le principe constitutionnel exprimé dans l'article 27 pose les limites de la démocratie représentative. Il s'en suit que les vertus majeures de l’homme politique devraient donc être la morale, le scrupule et le respect des engagements pris, sans quoi il n'est pas de confiance possible entre le citoyen et l'élu. Ces vertus sont-elles les vertus les plus fréquentes dans le monde de ceux qui font de la politique leur profession ?
Clairement, cela signifie qu'un élu, un député par exemple , n'est pas l’obligé de ses électeurs. S’être fait élire sur un programme, une orientation ou une étiquette ne le contraint pas quant aux votes qu’il pourra émettre au cours de son mandat ou aux décisions qu’il pourra être amené à prendre. Il peut, s’il le désire, voter à l’inverse des principes sur lesquels il s’est fait élire sans pour autant présenter ensuite sa démission et remettre son mandat à ses électeurs.
Cette disposition, qui traduit la conception de la souveraineté nationale exprimée dans la déclaration universelle des droits de l’homme de 1789 (article 3) "Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la nation " et non pas dans les particuliers qui, dans le cadre d’une circonscription électorale ont désigné un représentant, a un inconvénient majeur. Elle permet à des hommes politiques peu scrupuleux de considérer que l’élection leur donne, de fait, plein pouvoir pour dire l’intérêt de la Nation fusse au rebours des principes sur lesquels ils se sont fait élire.
Commentaire
Le véritable drame institutionnel, me semble-t-il, réside dans le couplage de l'article 27 dont tu rappelles la signification profonde (possibilité permanente, une fois élu du déni démocratique) et l'article 3 ("la souveraineté appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants..."). Entre dépositaires (le peuple) et "exerçants" (les élus), on devine toute l'étendue de la mystification institutionnelle.
Ne jamais oublier Eric Besson! C'est l'exemple même de cette mystification/trahison. Et avec cela, la Tribune de Montélimar ose faire cette semaine, une sorte de panégyrique ("les deux cents jours d'Eric Besson" titre cette feuille à la solde du pouvoir). Merci pour le journalisme critique. Comment peut-on attendre de tels "journaleux" l'examen attentif et détaillé, commentaires à l'appui, des articles 3 et 27 de la Constitution. Ce sont-ils souciés ces diffuseurs d'idées correctes, alors que l'on va subir l'imposition despotique du traité de Lisbonne, de juger de cet acte anti démocratique et surtout de rechercher quels étaient les articles constitutionnels révisés (ils diront "modifiés" pour plaire à Sarkozy)? Bien sûr que non!
Alors, démocratie, démocratie....Il n' y a plus que B.H.L qui puisse en faire une prestation dans les thinks tanks qu'ils fréquente et dont les acteurs sont tous acquis au néolibéralisme prédateurs de démocratie.
Gège
Le véritable drame institutionnel, me semble-t-il, réside dans le couplage de l'article 27 dont tu rappelles Gérard la signification profonde (possibilité permanente, une fois élu, du déni démocratique pour l’élu ce qu’on appelle « retournement de veste ») et l'article 3 ("la souveraineté appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants..."). Entre dépositaires (le peuple) et "exerçants" (les élus), on devine toute l'étendue de la mystification institutionnelle.
de
de Montélimar ose faire cette semaine, une sorte de panégyrique ("les deux cents jours d'Eric Besson" titre cette feuille à la solde du pouvoir). Merci pour le journalisme critique. Comment peut-on attendre de tels "journaleux" l'examen attentif et détaillé, commentaires à l'appui, des articles 3 et 27 de
sont-ils souciés, ces diffuseurs d'idées politiquement correctes, alors que l'on va subir l'imposition despotique du traité de Lisbonne, de juger de cet acte anti démocratique et surtout de rechercher quels étaient les articles constitutionnels révisés (ils diront "modifiés" pour plaire à Sarkozy)? Bien sûr que non! Alors, démocratie, démocratie....Il n' y a plus que B.H.L qui puisse en faire une prestation dans les thinks tanks qu'ils fréquentent et dont les acteurs sont tous acquis au néolibéralisme, prédateur de démocratie.
Gège
L'exemple d'a-moralité en politique, ne vient-il pas de la tête de l'Etat? Sarkozy a Disneyland au bras d'un "dévoreuse d'hommes", deux symbole du cynisme le plus élaboré et du spectacle le plus méprisant de la politique.
On peut visiter le site www.levraidebat.fr et notamment le dernier article "ne prenez pas les français..."
Clo
Prenez exemple sur les élus PS du Conseil général de la Drôme.
Ils font de la politique un métier !