Le document présenté par la majorité municipale lors du débat d’orientation budgétaire (CM de novembre) donne quelques indices de ce que serait sa politique si, d’aventure, elle devait rester à la gestion des affaires.
Deux exemples : " L’évolution de la facturation des services apportés par la ville aux usagers sera conforme à l’inflation ". Lorsqu’on sait que cette inflation, au cours des douze dernièrs mois, a été de 5,5% pour l'énergie et de 3,8% pour les produits alimentaires (et que ce n’est pas fini), on peut s’attendre à une hausse sérieuse des cantines, des crèches, des parkings, de l’eau, etc…. La progression du budget de fonctionnement sera inférieure à l’inflation : le " pouvoir d’achat " de la ville sera donc moindre que celui de cette année. Cela signifie inévitablement une rigueur accrue et la réduction des services offerts ou des subventions attribuées.
La majorité actuelle, sachant déjà qu’elle aura moins de l’Etat qui a annoncé une baisse de 400 millions d’euros des dotations aux collectivités locales (la loi de finances 2008), n’aura pas d’autres choix que ces hausses de prix et cette autérité généralisée pour financer les opérations qu’elle a engagées : deuxième tranche des boulevards, musée … et celles qu’elle va probablement annoncer dans la campagne électorale : aménagement de la zone de l’Epervière, caserne Latourg-Maubourg. L’affirmation " l’affectation des crédits de fonctionnement sera réorientée selon l’attente des administrés, les besoins de la collectivités…(ce qui laisse supposer que ce n’était pas le cas jusqu’ici puisqu’il faut réorienter) risque de n’être qu’une déclaration de principe qui n’engage que ceux qui pourraient naïvement y croire.….
Nous voilà avertis !