Dans les affaires humaines, rien n'est définitivement acquis, rien n'est définitivement impossible. "Jamais" et "toujours" sont des adverbes menteurs. Pour autant, dans l'affaire, oh combien humaine, en quoi consiste l'élaboration de listes de candidatures et l'écriture de programmes pour les élections municipales, il semble bien que, à Valence, une perspective se soit aujourd'hui fermée, celle de réussir à constituer une liste unique de la gauche. Avec le MRC, nous avons fait ce que nous pouvions pour atteindre ce résultat. A ce jour nous n'avons pas gagné. Nous le déplorons. La section valentinoise de mon parti vient de rendre public le communiqué suivant :
Pour gagner, la gauche doit se se présenter unie dans toute ses composantes, ouverte aux compétences de la société civile et porteuse d’un projet en rupture avec les treize ans de gestion de la ville par la droite.
C’est cette conviction qui a conduit le MRC, et cinq autres partis ou groupes de gauche, le 11 octobre dernier, à annoncer leur engagement commun pour construire, ensemble, une liste et un programme se référant aux valeurs de la gauche républicaine et laïque.
Les discussions, qui se sont depuis poursuivies pour élaborer cette liste, se sont heurtées à de sérieuses difficultés. En effet, le Parti Socaliste, principale force électorale à qui n’était pas contesté le rôle majeur dans l’union à construire, n’a pas souhaité être le fédérateur de toutes les sensibilités de la gauche. Il a clairement déclaré qu’il entendait limiter la présence sur la liste qu’il conduit à certains de ses partenaires de gauche seulement et annoncé qu’il souhaitait pratiquer " l’ouverture " au centre, voire à droite. Le MRC ne peut cautionner une telle opération.
Parce que nous entendons soutenir les valeurs et les convictions qui sont les nôtres dans cette élection municipale, c’est désormais dans un partenariat avec les Verts et, sans exclusive, avec tous les partis et groupes de gauche qui le souhaitent, que le MRC cherchera, dans les jours à venir, les voies pour proposer aux électeurs valentinois, lors du premier tour, une alternative de gauche, laïque, républicaine et écologiste.
sur le même sujet voir articles : 07.177, 07.166, 07.153, 07.151.
Commentaire
Gège,
Ton commentaire me plaît mais alors me plaît beaucoup...
J.
Gérard, le P.S passe-t-il sa Bérézina? J'ai des soucis avec l'orthographe traditionnelle, car je pensais que P.S signifiait toujours "socialiste". Je souhaite vivement que les pauvres électeurs et militants (non cartés) comme moi, entendent raison! 2005 a été pour l'appareil du P.S sa Bérézina et les cadavres ne vont pas tarder à défiler.
A gauche, de grâce, conservez vos valeurs et laissez donc les édiles du P.S se noyer dans le centre comme au vieux temps de la SFIO, piteuse époque où le socialisme a perdu tous ses fondamentaux. Voyez le pleutre Hollande affirmer, sans rire, qu'il fut peut être avec Jospin, à l'origine des échecs de 2002 et de 2007, celui-là même qui avait dit "ma politiique ne sera pas socialiste"! Incroyable...mais vrai.
Les édiles P.S (post scriptum et non plus socialistes) iront à la soupe en déclarant qu'ils n'y sont pour rien. C'est cela le "choix de la défaite".
Gège