Les chiffres synthétisés qui ont été fournis en prélude au débat budgétaire sont une source de réflexion très intéressante. Après ce qui concerne le personnel, quelques autres constats.
Les taux d’imposition restent stables, mais les ressources fiscales de la ville, toutes taxes confondues, augmentent. De 774 € par habitant en 2004, elle passent à 819 € par habitants en 2006. Malgré leur stabilité depuis 1996, les taux moyens d’imposition sur les ménages restent supérieurs aux taux moyens nationaux. On paye plus d’impôts à Valence qu’ailleurs.
Les dotations de l’Etat à la ville augmentent : 505 € par habitant en 2004, 502€ en 2005, 557 € en 2006 .
Mais la ville distribue moins de subventions : 185 € par habitant en 2004, 182 € en 2005, 179 € en 2006. Elle fait payer plus cher les services qu’elle offre. Ces services : cantines, bibliothèque, crèche, musée… lui ont rapporté, en moyenne, 124 € par habitant en 2005 ; 138 € en 2006.
Conclusion : La ville reçoit plus en dotation et en impôt, elle donne moins en subventions, elle fait payer plus cher ses services, elle peut donc dégager des autofinancements pour l'opération boulevard.
Les valentinois y trouvent-ils leur compte ? Ce n’est pas sûr. Ce qui est, par contre, certain c’est qu’on pourrait trouver un meilleur équilibre entre les services directs à la population et les investissements.