Le prochain conseil municipal (lundi 19) va être l’occasion d’un jeu de rôle qui revient annuellement : le débat d’orientation budgétaire qui, réglementairement, doit précéder le vote du budget. Il s’agit, théoriquement, de débattre des priorités budgétaires proposées par la majorité avant que celle-ci n’établisse son projet définitif.
Habituellement, ce débat se borne à un exercice purement formel au cours duquel la majorité explique qu’elle est la meilleure, qu’elle n’augmente pas les taux d’imposition, qu’elle réduit la dette, qu'elle maîtrise les dépenses de fonctionnement, qu’elle a un grand souci du social et que l’éducation sera sa priorité. Evidemment, elle soutient que l’opposition, lorsqu’elle critique ses orientations à la lumière des insuffisances des budgets précédents, ne comprend décidemment rien à rien et que, si elle comprend quelque chose, elle est de mauvaise foi.
Je crains que, pour la septième et dernière fois de ce mandat, on assiste encore à la même pièce déjà six fois jouée.
Cette année, pourtant, le spectacle aura quelque chose de plus. Il sera un peu surréaliste. En effet, il est quasi certain que, quels que soient les arguments échangés, le budget dont les principes seront débattus lundi, et qui sera voté le mois prochain, ne sera pas exécuté. En effet, ce sera un budget de campagne électorale. Mais, après les élections, en Mars prochain, soit l’actuelle majorité reviendra aux affaires et elle corrigera sans aucun doute le budget qu’elle aura fait voter, soit l’actelle opposition gagnera et elle reprendra de fond en comble les grandes lignes de ce plan financier.