Le conflit qui s’engage avec la grève des transports publics est lourd d’enjeux majeurs pour tous. Le pouvoir a voulu le conflit. Il l’a ! Soit les grèvistes l’obligent à reculer et c’est un échec de Sarlozy et sa méthode. Le bénéfice en sera collectif pour toutes les catégories de salariés. Soit Sarkozy tient le choc, réussit à monter l’opinion publique contre les grèvistes, et à faire plier la détermination des cheminots qui sont contraints, à terme, de reprendre le travail sans avoir obtenu d’amélioration significative du dispositif voulu par le gouvernement comme ce fut le cas pour les enseignants il y a quelques années. Ce serait un échec pour tout le mouvement social et tous les salariés. Face à un gouvernement qui veut l’épreuve de force, la gestion du conflit et les conditions de sortie seront déterminante.
Cette affaire nous concerne tous..
Commentaire
Certes il faut débattre des régimes spéciaux. nul ne le nie, pas même les principaux concernés. mais la question est de savoir comment les choses vont se faire et de veiller à ce que cette réforme ne soit pas une nouvelle tête de pont popur mettre à mal les acaquis sociaux de tous. C'est dans la manière dont les responsbales syndicaux vont gérer l'affaire que se joueront beaucoup de choses .
"Sarkozy l'américain" sait parfaitement ce qu'il doit faire pour discréditer les mouvements sociaux. N'y revenons pas; en cela il ne déroge pas à ce que feraient les socialistes ou d'autres...
La peur est un instrument politique; toute la question pour le pouvoir actuel est de savoir faire peur au citoyen et de le faire vite. Donc il utilise les techniques et les sbires habituels : reportages télévisuels (ah le pauvre voyageur pris en otage, à la recherche de son train! ah les sondages hostiles aux grèves! ah les déclarations fracassantes des journalistes-aux-ordres-du-rédac-chef...). Bref, rien que de très banal et toujours intellectuellement médiocre. Qui se soucie de savoir l'après "réforme" des régimes spéciaux; a-t-on bien compris que la suite à venir sera celle de l'alignement de tous les régimes (non spéciaux ceux-là) sur l'optimum de durée de cotisation...et pendant ce temps là, la publicité continuera à flatter les destinations de rêve, les vacances-loisirs, les "farnientes" organisés ou encore le "gagner plus pour dépenser davantage".
La peur, la peur toujours recommencée; voilà le poison de notre société distillé par des fabricants de rêve et d'illusion. La peur est fille de la précarité. La précarité est le slogan du pouvoir (cela s'appelle "réforme" en novlangue néo libérale). Quid des idées neuves et des idées humanistes?
Sur le commentaire de Gège, je suis d'accord avec la 2e phrase du 1er paragraphe (vous suivez...?).
Pour la question à la fin du texte, il y a à mon avis des idées neuves qui sont élaborées mais elles sont étouffées par des querelles de chapelle et par des clivages obsolètes (périmés disait Chevènement la semaine dernière).
A quand la vraie rupture avec le cycle initié en 1971 au congrès d'Epinay???
Tu es quand même d'accord j'espère pour admettre qu'il faut une réforme des régimes spéciaux, comme l'admet la CGT?.
Le problème est dans la méthode:
1) Il faut une négociation sérieuse eu égard au changement de statut des personnels (pas comme le fait la FGAAC).
2) La méthode Sarko est choquante quand en même temps elle distribue son "paquet fiscal" et préserve certains régimes tel celui des parlementaires (qui ne disent rien bien sur!).
Et à part le bla-bla-bla de Hollande, que dit le grand parti de la gauche qu'on appelle "socialiste"?