La page centrale du dernier bulletin municipal (novembre 2007) est une insulte au bon sens.
La majorité municipale veut prouver qu’elle a fait plonger la courbe du chômage à Valence et qu’en 13 ans (les deux mandats qu’elle vient d’assurer à la tête de la mairie) le nombre de sans-emploi a été divisé par 2,5. Elle le fait en usant de subterfuges grossiers.
Quel sens a la comparaison de chiffres établis en décembre 89 - ou en décembre 1992 - avec des chiffres de 2007 ? On sait que les systèmes de comptage des chômeurs ont changé plusieurs fois et que des " dégraissages " des statistiques sont fréquemment opérés. Comparer des chiffres qu’on sait ne pas avoir été établis selon les mêmes critères relève de l’escroquerie. D’autre part, la situation de l’emploi ne se résume pas aux chiffres " officiel " des chômeurs. Quelle est l’évolution du nombre de travailleurs à temps partiel non choisi ? Quelle est l’évolution des Contrats à durée déterminée ? Quelle est l’évolution des bénéficiaires du RMI ? Où sont comptabilisés les licenciés de Reynolds ? etc…. Un vrai bilan de l’emploi devrait présenter tous ces chiffres et pas seulement une courbe qui compile des données brutes qu’il est évidemment impossible de comparer avec quelque rigueur.
Quand à la petite astuce qui consiste à ne pas présenter l’axe des abcisses de façon horizontale mais à la faire plonger pour accentuer la pente de la courbe : bravo pour le graphiste mais ce n’est qu’un trompe l’œil !
La question du chômage est une question trop grave et trop douleureuse pour qu’on se livre à son propos à de pareilles facéties.
Voir article 07.84 de Mai 2007.