Le principal des partis qui la composaient fournit des directeurs aux institutions qui gèrent les capitalisme mondial (OMC, FMI) et des ministres à un gouvernement de droite. Le lien de confiance avec les citoyens est rompu. Désormais, toutes celles et ceux pour qui les valeurs de la gauche républicaine gardent un sens et constituent encore une boussole, ne peuvent avoir qu’une priorité : reconstruire un parti qui, sans concessions, se fasse le porteur de ces valeurs et devienne l’outil fiable pour bâtir une société plus juste et plus humaine. Les prochaines élections, municipales et cantonales, peuvent être un moment de cette reconstruction. Il faut pour cela que ceux qui veulent ce renouveau de la gauche s’unissent pour développer une pratique politique différente de celle qui est héritée des vieux partis à bout de souffle. Il faut, à l’occasion des débats qui vont marquer cette nouvelle période électorale, retrouver l’écoute et l’attention des électeurs. Cela passe par des débats clairs, sans langue-de-bois ni arrières pensées et par des équipes rassemblant, sans exclusive, autour de projets alternatifs à la politique de droite élaborés en commun dans une réflexion collective. L’avenir nous impose de ne pas manquer ce rendez-vous !
La gauche est en friche.
Commentaire
Suite du précédent commentaire :
Que sont les trois principes républicains devenus?
- la liberté : je renvoie les sceptiques aux caméras de ville, aux radars de route, à la main mise sur les journalistes (les vrais!);
- l'égalité : je renvoie les curieux à 'affaire du "salaire" du président confronté à la casse des régimes spéciaux; eux on les tire vers le bas; lui on le tire vers le haut (cf. l'article de Frédéric Lordon dans l'Humanité du 6/11/07);
-la fraternité : on veut nous faire penser que c'est la même chose que le communautarisme ou que la compassion. Aidez-vous les uns les autres....sans nous gêner trop (paroles du MEDEF).
Il y a bien détournement de valeur et de principes. Mais les éléphants du P.S s'en moquent. Alors que défendent-ils, sinon leur promotion et leur trajectoire personnelle? C'est cela la fuite vers la défaite, nouvelle idéologie du P.S.
Gège
Gégé a raison. On ne peut pas reconstruire ce qui n'existe plus.
il faut réinventer une gauche qui soit enfi un outil de transformation sociale et non plus un instrument qui accompagne le libéralisem.
Laissez donc le P.S aller à sa belle mort.
C'est le meilleur service que vous popuvez rendre à la gauche.
Reconstruire ou inventer?
Et d'abord, qu'est ce que la Gauche en 2007? Pourquoi parler encore de "la Gauche" au sens toujours renouvelé de sa naissance (Aristocrates contre Patriotes en 1791)? Pour le Roi; pour le véto; contre le Roi; contre le véto... La gauche hérite de formidables principes fixés au XIX° siècle; lesquels principes ne font pas référence au souverain ou à sa pratique du pouvoir. La gauche se prononce pour ou contre les principes fondateurs. Elle les défend (les principes), elle les protège (toujours les principes) et ne tranige en aucun cas avec les détracteurs de ces principes. Elle a pour devoir de lutter idéologiquement (les idées, encore les idées) contre tous les fossoyeurs de ces principes (et il y en a beaucoup ce jour!), qu'ils soient sociaux libéraux, donc fatalistes (le PS dans son ensemble) ou néo conservateurs (la palette est large encore avec les nouvelles captations de "progressistes).
L'une des premières valeurs (indiscutables) d'un mouvement progressiste, humaniste et républicain, ne serait-elle pas de vénérer et célébrer le choix de l'homme et non de la finance, le choix de l'humain contre l'économique?
A vouloir se cacher la face, l'esprit commun se persuade qu'il y a déterminisme (biologique?, cf. l'ADN des lois sur l'immigration) dans nos société. Serait-ce le retour à l'Etat de nature analysé par Thomas Hobbes ou quoi? L'homme redeviendrait-il un loup pour l'homme? Ou tout simplement la fin des idées (au P.S notamment) aurait-elle induit un renoncement au progrès, à la résistance? Il faut lire ou relire Alain Badiou sur sa conception de la résistance à la tyrannie. Jamais la passivité ou l'indolence n'ont eu raison de la violence ou de l'injustice. Ne sommes-nous pas dans un régime d'inéquité affirmée?
Gège