La semaine dernière, Patrick Labaune a réuni ses amis pour leur présenter la liste qu’il a personnellement construite et qu’il parraine pour les municipales. La conduira-t-il en personne ? A ce jour personne n’en sait rien. Sans doute pas même lui-même, car le grand stratége de préfecture joue au billard à plusieurs bandes. Entre Conseil Général, Conseil Régonal, Assemblée Nationale et Mairie il ne sait pas encore où sont ses intérêts personnels. On est donc en plein paradoxe : on connaît la liste, mais on n’en connaît pas le chef de file. Bien du courage pour celui qui , éventuellement, servira de faux nez à notre député ! (A gauche, par contre, on connaît le chef mais on ne connaît pas encore la liste, ce qui montre, au moins, qu’il y a des discussions ninutieuses pour la construire ! Aboutiront-elles ?)
Sans révéler la composition de cette liste pour un éventuel troisième mandat (laissons ce privilège à l’auteur), on peut faire quelques commentaires sur ce qui a été présenté et qui n’est donc plus un secret.
Le renouvellement est faible. La plupart des adjoints actuels retrouvent leur fonction ou, par un jeu de chaises musicales, une fonction proche de celle qu’ils occupent aujourd’hui.
Malgré d’intenses recherches, la tentative d’ouvrir à gauche se solde par un échec. Les femmes et hommes de gauche contactés ont montré plus de cohérence dans leurs convictions que certaines personnalités nationales qui sont allées – ou vont aller – à la soupe.
L’adjointe aux grands projets urbains n’est pas reconduite dans ses fonctions, malgré la qualité de son travail que tous les acteurs de l’opération des boulevards sont unanimes à reconnaître quelle que soit par ailleurs leur position sur le fond du dossier. Une des qualités principales d’un homme politique conséquent est de savoir choisir de bons collaborateurs, leur permettre d’exprimer leur talent, les valoriser et les garder. Le député de Valence, par l’ éviction de celle qui était en passe de conduire à bonne fin ce qu’il a lui-même présenté comme le chantier du siècle, montre, une nouvelle fois, qu’il n’est pas l’homme politique d’envergure qu’il veut paraître.