L'actualité politique ne doit pas faire perdre du vue les dossiers municipaux en cours. En juin, j'avais posé la question de la détermination du prix de l'eau (voir notes 07.113 et 115). Une étude approfondie de la question, incluant des contacts directs avec la direction de Véolia, fait clairement apparaître que la majorité municipale n'a, jusqu'ici , jamais donné d'informations correctes sur le sujet . Pourquoi ?
Voici le communiqué que P.J Veyret et moi-même avons remis aujourd'hui à la presse : Lors du conseil municipal du 25 juin 2006, une délibération votée par la majorité municipale, fixait le prix de l’eau à 2,47 euros par m3 à compter du 1 juillet 2007. Nous avons contesté ce vote au motif avéré que ce prix était déjà appliqué à de nombreux valentinois depuis le mois d’octobre 2006.
Faute d’explication convaincante de la part de la majorité sur le mécanisme de fixation de ce prix, nous nous sommes adressés directement à la société Véolia, gestionnaire, par délégation, de la distribution à Valence. Cette société, nous a fait parvenir un dossier complet présentant les conditions de facturation. Le 15 octobre, le directeur du centre opérationnel Dauphiné-Savoie et le directeur de l’Agence Drôme-Ardèche de Véolia-Eau ont recu délégation de l’opposition municipale composée de P.J Veyret et G. Bouchet pour fournir, à leur demande, des explications complémentaires.

De ce dossier et de cette rencontre, il ressort clairement que les votes proposés par la majorité municipale concernant le prix de l’eau (vote de février 2005, décembre 2005, juin 2007 pour ne citer que les derniers) n’ont aucune signification ni crédibilité. Le prix de l’eau varie effectivement chaque mois, selon les secteurs de la ville, en application mécanique d’un barème fixé par convention entre le bailleur et le fermier. Compte tenu de la nature de ce barème et des indices de révision fixés au contrat, il est impossible d’annoncer un prix avant calcul de ces indices. A une même date, les Valentinois paient l’eau à six tarifs différents selon le quartier où ils habitent. Tout affichage du prix de l’eau à une date précise ne pourrait donc être que le constat (et non la prévision) du prix moyen du m3 pratiqué sur les six zones de facturation qui découpent Valence. Le seul vote du conseil municipal ayant une signification est celui qui concerne la surtaxe communale et la redevance d’assainissement, librement fixées par la ville.
Ces constats soulignent clairement le refus (ou l’incapacité) de la majorité municipale à informer clairement les élus, voire une méconnaissance préoccupante de sa part des éléments du dossier. Il fait, en outre, apparaître la nécessité de réexaminer au fond les conditions de facturation de l’eau et donc le contrat qui lie la ville à la société délégataire.