Au prétexte que le Parti socialiste lui refuserait le poste de 1er adjoint, votre parti semble décidé à bâtir une liste particulière pour les prochaines municipales à Valence. Vous allez prendre là, mes amis, une décision qui risque d’être lourde de conséquence en facilitant grandement la tâche de la droite qui veut nous jouer : " Patrick, le retour ! "
Je vous soumets quelques questions et réflexions.
La voix de l’écologie que vous portez se fera-t-elle mieux entendre parce qu’un adjoint " vert " aura le n° 1 ? Cet adjoint sera-il moins audible, moins combattif et moins efficace s’il porte le n° 2 ou 3 ou 4 ou même 14 ? Qui connaît le numéro d’ordre des adjoints de la ville de Valence ? N’est-ce pas la conviction, l’énergie, le dynanisme de l’élu qui fait son influence plus que son numéro d’ordre dans la hiérarchie formelle ? Vous vouliez faire de la politique autrement. Faites ! Laissez fermée l’armoire aux vanités. N° 1 ou n° 14, qu’importe quand on a des idées !
Vous discutez en tête à tête avec le PS et, parce que le PS vous dit : non, vous refusez l’unité. Pourquoi ? Une liste d’union ce n’est pas une liste PS complétée par des satellites qui tournent autour de lui et qui attendent tout de son bon vouloir. Une liste d’union, c’est une liste de partenaires qui débattent à égal degré de responsabilité. Ce n’est pas parce que le " club PS " fournira sans doute le plus grand nombre de joueurs à l’équipe qu’il doit se croire autorisé à s’en instituer le sélectionneur unique. Rejoignez le collectif qui s’est formé le 11 octobre et discutons tous ensemble de la meilleure composition possible de l’équipe. Ne confortez pas la tendance naturelle des plus forts à décider seuls pour tous. Ne laissez pas croire au PS que, parce qu'il est le plus fort électoralement, c'est lui qui peut décider seul de la place de ses partenaires. Vous avez votre place dans le collectif. Venez débattre, au sein de ce collectif, de ce que sera cette juste place.