Comme chaque année à cette période, l’école républicaine est l’objet de nombreuses attaques.
Un rapport du Haut Conseil de l'Education fustige l'incapacité de l'école primaire de mettre en place une réelle égalité de chances…. accrédite l’idée que 40 % des enfants arriveraient au collège sans maîtriser les "bases" : lire, écrire, compter, parler etc…. Une émission, récemment diffusée sur Canal +, est une véritable charge contre l’enseignement public, ….
Tout ne va pas bien dans le système scolaire. Loin de là. C’est une évidence. Beaucoup de choses sont à réformer. Mais il ne faudrait pas se tromper de combat. A s’acharner à vouloir démontrer que l’école d’aujourd’hui fait faillite au plan pédagogique et qu’il faudrait en revenir aux-bonnes-vieilles-méthodes-qui-ont-fait-leurs-preuves-dans-le-passé, on encourage la curée à laquelle se livrent ceux qui voudraient voir l’éducation et l’instruction sortir de la sphère des services publics pour devenir de simples marchandises qui se vendent et s’achètent comme des cacahuettes ou des citrons.
Un de mes amis disait : ma prochaine voiture ne sera pas une 2 cv et je ne demanderai pas à mon médecin de me soigner comme celui de mon père le faisait il y a 50 ans. Il a raison. Toutes " les innovations " pédagogiques ne sont pas bonnes à prendre, mais les bonnes-vieilles-méthodes-qui-ont-fait-leurs-preuves-dans-le-passé ne s’appliquaient pas à l’école de masse. Sachons raison garder. Ne nous interrogeons pas seulement sur les causes pédagogiques, mais aussi sur les causes sociales, économiques et culturelles de l’échec scolaire et n’oublions pas de relire le sondage publié par le Dauphiné Libéré du 6 septembre : 88 % des 4418 personnes interrogées sont très ou plutôt satisfaites de l’école. Un sondage n’est qu’un sondage, mais il y a là de quoi relativiser les critiques des contempteurs de l’école publique.