Ce que la droite appelle l’ouverture, c’est la confusion. L’opération politicienne consiste à prendre appui sur le narcissisme et l’ego d’hommes et de femmes, désireux de notoriété, en leur proposant d’accèder à l’apparence du pouvoir sous condition de se mettre au service de la politique des majoritaires. Un titre, un salaire, une voiture de fonction, contre le renoncement à l’indépendance de penser et d’agir. Prétendre que la manœuvre traduit un respect de la minorité relève de l’abus de langage. La démocratie, c’est tout autre chose. Saisis de plusieurs propositions contradictoires, les électeurs choisissent. Ils définissent une majorité et une minorité. La majorité reçoit la charge des décisions finales pour ce qui concerne l’organisation la vie collective. Mais, avant de prendre cette décision, cette majorité ne peut oublier que la démocratie n’attribue pas un pouvoir discrétionnaire, arbitraire et illimité. Qu’elle interroge la minorité et entende, avant de trancher, ce qu’elle a à dire, traduit une saine conception de la vie publique. Qu’elle l’associe à certaines décisions qui peuvent être prises de manière consensuelle, relève du simple bon sens. Je crois qu’une honnête pratique démocratique vaudra toujours mieux qu’une hypocrite ouverture ! Le respect mutuel et la santé de la vie politique ont tout à y gagner !
Entre " l’ouverture " à la mode Sarkozy et la démocratie, je choisis la démocratie !
Commentaire
arrêtons de confondre libéralisme et liberté
cf :libéralisme=le renard libre dans le poulailler libre ...
juste un salut. je te trouve un peu apaisant... car cette ouverture est bien l'hypocrisie devenue l'outil politique essentiel pour obtenir le consentement par tranquillisation, endormissement ou asphyxie. La réaction en est plus difficile après la grande débâcle.
Et l'eau ?
Bonjour,
Nous constatons que vous avez désactivé le lien vers j'aime Valence. nous le regrettons.
Cordialement
J'aime Valence
Nous vivons une "époque moderne" ... le président de la République ppratique avec un art consommé le "débauchage" qu'il a la malhonnêteté de baptiser "ouverture".
A Valence,le bruit court,avec tellement d'insistance qu'il en devient une certitude, que certain, voulant récupérer un fauteuil qu'il a avec désinvolture mais imprudemment abandonné,essaierai de se la jouer "le petit Sarkosy de province".
Aussi le texte de G.B. est trés fort;il va sans dire que je partage entièrement son propos. Il vient particulièrement à point pour dissuader ceux qui seraient tentés par une"aventure"!...
Pour moi je reste convaincu que l'honnêteté intellectuelle et le sens moral doivent demeurer les fondements de la vie politique et de la démocratie. Par ailleurs, je milite toujours pour affirmer que la gauche n'est pas soluble dans le libéralisme , beaucoup semblent ne plus y croire,hélas ...je ne les suivrai pas sur ce chemin !
à suivre
J.S.