Depuis plus de deux semaines je n’ai pas alimenté le blog en articles nouveaux.J’étais sous des cieux inhabituels : Moscou, où mon fils travaille pour le compte d’une entreprise française.
Dans cette capitale s’est faite - et, de toute évidence, se fera encore - l’histoire. En effet, Moscou est un vaste chantier qui bouge en tous sens et où se croissent contrastes et contradictions.
Contraste entre l’opulence des " nouveaux russes " qui, escortés par de puissants 4X4 bourrés de gardes du corps, circulent dans de lourdes limousines qui encombrent les trottoirs de la nouvelle Arbat devant les Casinos , et les vieux qui sont obligés de ramasser les bouteille vides sur ces mêmes trottoirs afin de récupérer les consignes et complèter leur maigre retraite ou qui, aux portes du métro, vendent des violettes poussées dans des pôts de yaourts.
Contradiction entre un libéralisme débridé qui fait pousser les centres commerciaux de grand luxe comme des champignons et la lourdeur administrative, qui oblige encore les voyageurs étrangers à se déclarer dans les trois jours au commissariat du quartier, et les touristes individuels séjourant plus de quinze jours à fournir un programme de visite dont vraisemblablement tout le monde se moque.(Mais si on est contrôlé dans la rue sans l’attestation de déclaration, il faudra donner un gros billet au policier pour que les choses en restent là !)
Contraste et contradiction entre la faiblesse des salaires et les files d’attente aux caisses de sortie des hyper-marchés qui ceinturent Moscou (sous label français) qui n’ont rien à envier à celles que nous subissons en France les samedis d’affluence chez Intermarché ou chez Leclerc.
Contradiction et contraste entre une religiosité qui reconstruit et rénove les Eglises et les statues de Marx, Engels ou Lénine qu’on rencontre encore à tous les carrefours principaux.
La Russie est un géant qui s’ébroue, et que " l’occident " a intérêt à accompagner dans sa mutation complexe.