" Ségolène Royal affirme avoir dû défendre des idées qu'elle ne jugeait "pas crédibles" " Le Monde.
Nous sommes un certain nombre, au MRC comme ailleurs, pour qui Ségolène Royal n’était pas, et de loin, la candidate de notre coeur. Par raison - parce que soutenir la candidate du PS semblait effectivement le seul moyen crédible de faire obstacle au projet ultra-libéral de Sarkozy, et pour être fidèle aux engagements pris - nous avons fait campagne pour elle mettant un couvercle sur nos réticences. Malgré nos réserves, nous n’avons pas ménagé notre énergie, car, à tout prendre, la priorité était bien d’essayer d’éviter la mise en œuvre de régressions majeures auxquelles nous allons aujourd’hui assister.
Apprendre de sa bouche qu’elle ne croyait pas aux idées qu’elle semblait défendre et, excusez du peu : le smig à 1500 euros à la fin du mandat ou les 35 h, ressemble à un pied de nez ou à un bras d’honneur fait à tous ceux qui on fait campagne pour elle. Elle faisait campagne en ne croyant pas à ce qu'elle disait ! Cela signifie aussi que les mesures sociales phares de son " pacte " n’étaient que de la poudre aux yeux et qu’aujourd’hui on ignore tout de ce qu’elle aurait réellement fait sur un terrain majeur pour la vie quotidienne des français.
Une question se pose : Qui est Mme Royal ? Et en annexe : Qu’est-ce que le Parti socialiste ?