Nicolas Sarkozy a gagné parce qu'il possède à la perfection l'art de l'illusionniste : être capable détourner l'attention du spectateur de ce que font réellement ses mains en multipliant les discours et les mouvements qui captent le regard.
Il a promis à ses électeurs la suppression de la carte scolaire. En la matière, les premières mesures annoncées ne sont rien d'autre que la reprise des dispositifs dérogatoires déjà en place. Il n'y a pas de réforme - même amorcée - de la carte scolaire. Pas d'importance. Pour N.S il n'est pas nécessaire de faire, il suffit de faire croire qu'il fait. L'apparence suffit.
Idem en matière de justice. Pour rassurer les inquiets, le roi du tout répression annonce qu'il va instituer des peines-plancher pour les récidivistes. Les délinquants vont voir ce qu'il vont voir ! En fait - et c'est heureux - les juges resteront maîtres de leur appréciation de la peine à infliger. On présente comme une réforme ce qui est en fait le statu-quo !
On pourrait se réjouir de ce qu'il ne fasse pas ce qu'il a dit. Nous espérons qu'une forte opposition l'empêchera de faire ce qui serait mauvais pour une majorité de français. Mais en ne faisant rien, il ne fait pas ce qu'il faut. Il ne fait pas les réformes nécessaires.
Les discours n'engagent que ceux qui les écoutent, pas ceux qui les tiennent. Le réveil de ceux qui ont cru que par Nicolas Sarkozy pouvait arriver un changement risquent d'être pâteux..... Et cinq ans, c'est long !
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