Ce qui frappe à lecture de détail des résultats électoraux de Valence, c’est leur stabilité globale.
En 2002, Patrick Labaune faisait 46, 03 % des voix à Valence. Il fait aujourd’hui 45,33 %. En 2002, Michèle Rivasi, candidate soutenue par le PS et les Verts faisait 34%. Aujourd’hui, le total cumulé de la candidate des verts et de celle du PS s’établit à 34,9 %. La gauche non socialiste reste dans les mêmes eaux entre 4 et 5%.
Les seules modifications notables sont donc l’écroulement du Front national et l’apparition du Modem, mais ces nouveautées ne modifieront pas sensiblement les équilibres et le tableau d’ensemble.
Une réflexion politique de fond s’impose au regard de cette stabilité. Les campagnes électorales, les dizaines de réunions, les centaines d’affiches collées, les milliers de tracts distribués, les tonnes de papiers consommées… tout cela ne servirait-il finalement qu’à constater la fidèlité globale des électeurs à des convictions qu’ils se sont forgées autrement que par ces campagnes électorales ? Tout cela ne servirait-il finalement qu’à faire osciller légèrement les frontières de chaque camp : plus ou moins 1 % et changer parfois les noms des protagoniste mais non la situation politique ?
On pense irrésistiblement à la phrase du Comte de Lampédusa : " Il faut que tout change pour que rien ne change ! " et aussi à celle de Guillaume d’Orange : " il ne suffit pas d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. "
L’une est pour les soirs de blues, l’autre pour les matins d’espérance.