Les déclarations de P. Labaune au Dauphiné Libéré publiées le 3 juin éclairent de façon évidente la curieuse conception du rôle de député que se fait le sortant de la 1er ciconscription de la Drôme. En forçant à peine le trait, on a le sentiment que P. Labaune se pense en assistante sociale plus qu’en législateur. " les préoccupations et les soucis des gens au quotidien, c’est ça mon premier travail…" On pourrait être d’accord avec lui, si après le premier travail, venait le second qui est le travail essentiel !
Cette conception est particulièrement surprenante venant de quelqu’un qui fut, dans sa vie professionnelle, professeur de sciences politiques. Si le député doit évidemment être au contact direct des populations qu’il représente, et parfaitement au courant de leurs problèmes, il est aussi – et surtout - celui par qui le peuple dit la loi. Un député représente bien sa circonscription mais également la Nation toute entière. C’est dire que, quand il a représenté sa circoncription, il n’a fait que la moitié de son travail et s’il n’utilise pas sa connaissance du terrain pour débattre et peser sur l’élaboration de la loi quand elle se discute au Parlement ou en commission, alors il n’est pas un député. Il est un observateur de la vie publique et non un acteur.
Patrick Labaune s’exonère facilement du travail spécifique du député. Il considère qu’en reçevant les citoyens et à faisant des courriers aux ministères – courrier dont on aimerait connaître le taux d’aboutissement positif – il a joué le rôle qui lui est dévolu par la Constitution. C en’est pas le cas. En fait ce qu’il appelle sa politique de " proximité " se réduit à une politique de communication.
Et ce qui le différencie d’une vraie assistante sociale, c’est qu’une A.S cherche réellement à résoudre les problèmes alors que P. labaune se contente de les écouter et de les transmettre à Paris.
Valence a besoin d’un vrai député, d’un député de plein exercice, pas d'un député canada dry !